Archive pour la catégorie 'POESIE'

Le silence – 4 « les chemins du silence »

27 septembre, 2009

Le silence du Chan

 

 

 

Le silence – 4

« les chemins du silence »

 

 

Le paysage est silence.

Le temps est silence, les jardins le respirent.

Dépouillée des artifices humains, la clarté simple et austère s’offre à lui.

La quiétude s’exalte quand la tranquillité s’installe.

Dans sa vérité la plus nue, l’appréhension fugitive de la réalité de l’existence se dessine.

Les mots imparfaits s’effacent.

Les concepts s’enfuient à tire d’aile, la préhension des choses remplace son abstraction qui la vide de sa substance.

Plus d’analyse, la synthèse s’estompe.

Survient la relation directe avec la rencontre subtile de la réalité.

Place à l’intuition de l’expérience immédiate.

Adieu l’intellect qui fige et enracine l’illusion du vivre.

 

 

Ainsi dans le silence de soi-même la vie s’offre à toi qui ne la saisit pas.

Fuite des temps, du temps, d’un temps, fuite des émotions filtrés, fuite du mental.

Conscience des Saisons, naissance du Zen, d’un instant « chan », dans la résidence du vide où l’harmonie s’installe en atmosphère de paix, de recueillement, dans l’union des choses et des êtres.

Sérénité… Sérénité…Sérénité…

Au jardin de l’esprit naissent le sable, les cailloux, la mousse…

L’échange se fait des poussières du stress  contre les brumes vibrantes de l’osmose tranquille avec les éléments.

Calmer son esprit devient porte du silence qui s’ouvre menant du chemin du néant par l’escalier de la compassion au sentier de l’équanimité…

Dans ce dépouillement, l’être se vêt du manteau protecteur  du silence.

eso

 

Le silence - 2

13 septembre, 2009

Le silence dans sa paix

 

 

Le silence

.II.

 

Silence…

Immensité  pure d’un matin calme,

Du vol gracieux du papillon subtil,

De la fleur de sel qui tend son calice aux rayons du soleil.

 

Silence…

Abandon lascif des temps conjugués,

Caresse de la peau tremblante sur la terre en rosée,

Force immobile et tranquille dont les bras s’ouvrent sur l’infini de l’Être.

 

Silence…

Quiétude douillette de l’enfant qui dort,

Mouvement tendre du regard qui se pose,

Elan amoureux des bouches qui s’unissent en un baiser d’adieu,

Sur la pulpe d’un fruit, sur la mousse argentée d’un ruisseau de chagrin.

 

Silence…

Quelques larmes roulant à l’émotion qui naît,

Presque gouttes de pluie retenant leurs sanglots,

Etouffées, étouffées, si tues, que le cœur se serre en points de suspension.

 

Silence…

Plage de silence pour une mer de bruits roulant ses galets qui choquent,

Découverte des sons que l’on n’ entendait plus,

Qui  se taisaient au mieux, qui devenaient mutisme et qui mouraient de honte,

Retrouvaille des mots qui se bousculent enfin sur page de silence accompli.

 

Silence…

Etreinte de la nuit qui fait taire le jour,

S’élever la lune et bailler les nuages,

Coucher des heures noires prêtes à l’abandon d’un champ de bataille.

 

Silence…

Silence…

Silence…

 

Le silence coule en rivière et ses flocons

Se portent en bandoulière de vie

Au cou des coups du sort,

En rouge à lèvres appliqué pour faire taire l’insulte.

 

Le silence nourrit l’insatiable repu,

Il gère la parole entre chaque mot émis

Pour éviter la logorrhée du verbe.

Le silence se boit en écoutant le piano qui se joue si bien de lui.

 

Le silence est mélodie des sens

C’est lui qui gère l’espace et le temps.

Il ne faut pas le taire, ni le tuer,

Il faut juste essayer de l’apprivoiser,

Lui ressembler un peu… un peu… un peu…

 

Mille grâce à toi  cher Silence !

 

Rends-toi, ô Bruit, pâle brouillon de silence !

Mets-toi au propre de l’Univers :

Le silence est parole consciente, lente, détachée.

 

 

eso

Le silence - 1

4 septembre, 2009

 

Max Ernst, L'oeil du silence

 

 

Le silence

 

Dans le silence naissent des mots aveuglants,

Mais pour les percevoir il faut à l’homme sourd

L’essence de ses corps vibrant de la pensée

Empoignant la conscience ; l’être se fait humble

Pour nourrir tous els tus qui ne sont pas mutisme.

 

Prélude d’ouverture à la révélation

Au secret de l’intime, un duel intérieur

Entre esprit et mental, prélude à la naissance

De l’être en gestation, a sa propre transcendance ;

Le silence enveloppe un présent lumineux

De majesté sublime éclairant, tout amour.

 

Le silencieux sourit. Le «mutiste » se ferme,

Pour lui point d’aveu vrai sous le regard de l’autre.

Il a brouillé les pistes aux tapages nocturnes

Des mouvements du cœur, des passions bavardes,

Dépréciant les choses, dégradant le présent.

 

 

Il y eut un silence avant la création,

Il y aura un silence pour la fin des temps,

Comme une cérémonie à la Révélation.

 

eso

 

Les yeux de l'esprit

… pour ne pas être le coeur enterré.

27 août, 2009

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…pour ne pas être le cœur enterré

 '

 

Les  illusions, contusions de l’âme en réclusion,

Disent de se multiplier pour ne plus être

Dans la matière et la forme évasion.

 '

 

L’autre émet de devenir l’emblème du geste

Sur le quel nul compteur des heures du cœur se greffe,

De devenir toujours lendemains qui infestent.

 '

 

Que ceux qui calculent en funambules saouls

La perte d’énergie des consciences enfouies,

S’étourdissent d’extrême apathie et s’écroule.

 '

 

Réflexif et mental, l’excédé bactérien,

L’énervé, le « consummé », subit l’étau noir

De l’inconscience pour un rien, oui, pour un rien.

 '

 

Pour un rien, mais en tout, les savoirs mêle-tout,

De non-maîtrise absolue des êtres et des choses,

Surgissent fantômes du flou en garde-fous.

 '

 

A peine se tait-on soi-même aux heures de l’aube

Quand l’esprit dessine ses contours au revers

Du mental qu’il renvoie à son ouvrage en daube.

'

 

Polir l’être intérieur alors qu’il anticipe

Revient à effacer les effets du mental

Installé dictateur des idées et principes.

 '

 

Lorsqu’il illusionne l’être qui se questionne

Une mouvance naît, allume une lumière,

S’exhale en vibration le cœur qui se questionne.

 '

 

Être comme un oiseau, s’alimenter de miettes

Qu’émiettent les rencontres, mannes miraculeuses,

Voler … pour ne pas être le cœur enterré.

 

'

eso

 

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Page d’exuvie quotidienne

22 juin, 2009

Radiance femme

 

 

Page d’Exuvie quotidienne

 

 

Dans les pages cornées du livre de tes rêves,

J’ai puisé l’encre ailée aux crues bleues de ta grève.

J’ai nagé dans tes jubilations sous-marines

Abritant les rayons d’un soleil mandarine.

 

Tous mes jours de pluie drue sont un bonheur du monde,

Ces radiances de toi nées des flammes de l’onde

Gonflent mon cœur, mon âme, d’une allégresse sage ;

Les mots de la joie pure inondent nos partages.

 

Ce sont les « regards-feu » au levant des sourires

Qui font chanter l’intime, l’être en point de mire,

Tes paupières qui s’entrouvrent au tout premier bonjour,

Tes doigts fleurant ma lèvre en un baiser d’amour.

 

Entend l’aube levant l’enfant au saut du rêve,

Son premier soupir né de la nuit qui s’achève, 

Ces frôlements qui meublent dans un dernier sursaut

L’heure creuse en fuite abandonnant là ses vassaux.

 

 

Au frémissement doux du miracle de vie,

D’Amour est la pensée, première science obvie ;

Le souffle en reliance exhume des silences

L’esprit du jour qui nait en humaine existence

 

 

 

esotcelt