Archive pour la catégorie 'A propos de symbolisme'

Drapeau du Tibet

4 avril, 2008

Drapeau du Tibet

Symbolisme

  1. La montagne enneigée au centre symbolise la terre du Tibet, bien connue comme étant entourée de monts neigeux.
  2. Les rayons rouges représentent les six tribus à l’origine du Tibet : Sé, Mou, Dhong, Tong, Drou et Ré.
  3. L’alternance des rayons rouges et des rayons bleus foncés du ciel, symbolisent l’activité bénéfique continue des dieux et déités protectrices, l’une rouge, l’autre noire, qui ont depuis des temps très anciens sauvegardé l’autorité religieuse et politique du pays.
  4. Les rayons émanant du soleil qui se lève au-dessus de la montagne enneigée représentent ce dont jouit le peuple tibétain : la liberté, la prospérité, le bonheur matériel et spirituel.
  5. Les deux lions des neiges évoquent l’accomplissement de l’action d’un gouvernement à la fois religieux et laïc.
  6. Le joyau à trois couleurs suggère la vénération du peuple tibétain envers les Trois Joyaux : le Bouddha, son Enseignement et la communauté (Sangha).
  7. Les lions des neiges tiennent le disque représentant le joyau de la joie, qui est de deux couleurs, en tourbillon, et cela fait référence à l’éthique observée selon les grandes traditions et principalement les 10 actions vertueuses et les 16 codes moraux.
  8. La bordure jaune nous fait entrevoir la floraison et le développement des enseignements du Bouddha en un temps et un espace illimités.

NB : Aujourd’hui au Tibet, hisser ce drapeau est considéré par les autorités chinoises comme un acte « séparatiste » portant atteinte à la « sécurité de l’état ». De ce fait, cela reste puni d’une peine très sévère ! C’est pourquoi l’acquisition d’un drapeau tibétain, dans notre monde libre, constitue un acte hautement symbolique et représente votre soutien indéfectible au combat non violent que mène le peuple tibétain depuis 1950 face aux répressions des autorités chinoises.
- Le drapeau tibétain est disponible à la Maison du Tibet, 84 Bd A. Pinard, 75014 Paris.
Drapeau 120×80 cm, 10 € sur place (ouvert de lundi à vendredi, de 09h30 à 18h00) ou 15 € par la Poste.

 

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 Quelques sites intéressant sur le Tibet :

 

http://www.tibet-info.net/www/index.php

http://cercletibetverite.unblog.fr/

Nain (Génie) et leur symbolisme

15 février, 2007

Ymir tué par les fils de Bor (http://fr.wikipedia.org)

 

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Génies de la terreet du sol, issus, chez les Germains, des vers qu irongeaient le cadavre du geant Ymir, les nains accompagnent souvent les fées, dans les tradiitons des peuples du nord. Mais si les fées sont d’apparence aérienne, les nains, eux, sont reliés aux grottes, aux cavernes dans les flancs des montagnes

où ils cachent leurs ateliers de forgerons. Cest là qu’ils fabriquent avec l’aide des elfes, les épées merveilleuses come Durandal ou la lance magique d’Odin-Gungnir, qque rien ne peut détourner de son but.

Le chef des nains de Bretagne, Gwioi, veille à la garde d’un vase mystique qui deviendra le Saint Graal.

 

Comme les Cabires phéniciens et grecs, ils sont liés aux divinités chtoniennes.

Venus du monde souterrain auquel ils restent liés, ils symbolisent les forces obscures qui sont en nous et ont facilement des apparences monstrueuses.

 

Bouffon

 

Par leur liberté de langage et de gestes, auprès des rois, des dames et des grands de ce monde, ils personifient les manifestations incontrôlées de l’inconscient. Ils sont considérés comme irresponsables et invulnérables, mais écouté avec le sourire, comme des aliénés (relevant d’un autre monde), avec un sourire parfois grinçant, comme on sourit de personnes qui vous disent vos quatre vérités, c’est à dire toute la vérité.Ils sont alors rapprochés de l’image du fol et du bouffon. Mais ils peuvent partager toute la malice de l’inconscient et faire preuve d’une logique dépassant le raisonnement, une logique douée de toute la force de l’instinct et de l’intuition. Initiés aux secrets des arrière-pensées et des alcôves, où leur petite taille leur permet de se glisser, ils sont des êtres de mystère et leurs paroles aiguëes reflètent la clairvoyance ; elles pénètrent comme des dards dans des consciences trop assurées.

A la mémoire de son nain, Auguste fit élever une statue, dont les yeux étaient deux diamants : il écoute, il voit, il sent et tout s’emmagasine en lui.

Le nain Seneb e sa famille (musée du Caire)

Certains interprètes rattachent le symbolisme du nain à celui du monstre gardien du trésor ou gardien du secret. Mais le nain est plutôt un gardien bavard, selon les traditions, un bavard, il est vrai, qui s’exprime plutôt par énigmes. S’il semble avoir renoncé à l’amour, il demeure cependant lié à la nature dont il connaît les secrets. Aussi peut-il servir de guide, de conseiller. Il participe des puissances telluriques et est considéré comme une vieux dieu de la nature. On lui a prêté des vertus magiques, comme à des génies ou démons (Sources Orientale, p.79, Les Danses sacrées,VI, Paris, 1963).

 

Nain

Leur petite taille et parfois une certaine difformité (bossu) ont fait assimiler les nains à des démons. Ce n’est plus seulement l’inconscient qu’ils symbolisent alors, mais un échec ou une erreur de la nature, trop facilement imputé à une faute, ou encore l’effet voulu de déformations systématiques imposées par des hommes tout-puissants.

Le Bas-Empire appliquait des recettes très anciennes pour fabriquer des monstres et des nains. Les nains sont aussi l’image de désir pervertis. La compagnie de nains devint même une mode à la Renaissance. Ils étaient souvent traîté comme des animaux apprivoisés. N’étaient-ils pas alors les substituts d’un inconscient que l’on soigne pour mieux l’endormir ? Ou quel’on traite et dont on s’amuse, comme si il était extérieur à nous-mêmes?

Lancelot rides in the cart driven by a dwarf

Dans plusieurs religions, on voit des dieux et des saints écraser sous leur pieds des démons en forme de nains. L’être spiritualisé s’accorde imaginativement avec des formes harmonieises. Il va sans dire que cette interprétation symbolique ne vise aucunement des personnes ; elles ne porte que sur les formes abstraites.

Don Sébastian de Morra (Vélasquez)

 

L’histoire cite des nains qui se distinguèrent par des dons exceptionnels d’orateur et de penseur. Licinius Calvus plaide avec talent contre Ciceron ; Alypius d’Alexandrie était renommé pour sa science et sa sagesse : Il rendait grâce à Dieu de n’avoir chargé son âme que d’une si minime portion de matière corruptible.

N’a-t-on pas dit d’un grand écrivain contemporain, profondément religieux, qu’il possédait le minimum de matière pour servir une âme ?

 

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Fqrontispicedu nain noir publié par Thomas Jonathan Wooler 1817

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les elfes et leur symbolisme

15 février, 2007

Elfe

 

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Divinités aériennes, d’origine nordique, éprises de danses nocturnes surles prés, qui semblent inviter les humains à se joindre à elles, mais en réalité, leur apporte la mort.

Ce sont les esprits de l’air, mais sortis dela terre et des eaux,ravissants, capricieux, petits, flottants, vaporeux, redoutables, [se reporter au symbolisme des "nains" (qui suit)] . iLs symbolisent les forces chtoniennes et nocturnes, qui suscitent des terreurs mortelles surtout chez les adolescents.Ceux-ci les discernent dans la brume, où les adultes moins perspicaces, moins sensibles à l’imaginaire, à l’imperceptible, n’aperçoivent rien. Ils sont comme les vapeurs troubles des passions naissantes et des premiers rêves d’amour. Ils fascinent et ensorcellent les jeunes coeurs et les imaginations candides.

 

« C’est la nuit que les elfes sortent

Avec leur robe humide au bord,

Et sur les nénuphars emportent

Leur valseur de fatigue mort. »

(Théophile Gauthier)

[La Dame blanche et la reine des elfes.]

 

Certains interprètes considèrent les rondes des elfes comme des condensés énergétiques, émergeant de l’univers : de là, leur pouvoir de fascination et leur capacité de faire passer les portes, qui séparent les trois niveaux de l’univers, et, notamment, celui qui sépare le monde des vivant de celui des morts. Ils agissent sur l’imagination, qu’ils exaltent par des rêves et des apparitions, et ils entraînent par leur danse l’être séduit par leur beauté.

Elfe

Ils symbolisent les forces inconsciente du désir, métamorphosées en images captivantes, dont le puissant attrait tend à inhiber le contrôle de soi et le discernement.

 

[Source : Dictionnaire des symboles - Mythes, Rêves, Coutumes, Gestes, Formes, Figures, Couleurs, Nombres.- Jean Chevalier et Alain Gheerbrant - Editions Robert Laffont/Jupitair - Collection Bouquins, 1969-1982 - ISBN / 2.221.50319.8]

A la recherche de l'elfe

La licorne et son symbolisme

26 novembre, 2006

La Dame  à la Licorne  (Musée de Cluny)

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La licorne médiévale est un symbole de puissance, qu’exprime essentiellement la corne, mais aussi de faste et de pureté.

Nous retrouvons ces vertus dans la Chine ancienne , où la licorne est l’ emblème royal et symbolise les vertus royales.

 

Lorsque celles-ci se manifestent, la licorne apparaît : ainsi sous le règne de Chouen.

 

C’est, par excellence, l’animal de bon augure. Toutefois la licorne concourt à la justice royale, en frappant les coupables de sa corne.

 

La licorne combat aussi contre le soleil et l’éclipse, elle les dévore.

 

La « danse de  la licorne » est une réjouissance fort prisée en Extrême-Orient, à la fête de la mi-automne. Mais la licorne paraît alors n’être qu’une variante du dragon, autre symbole royal, mais surtout maître de la pluie. La lutte contre le soleil qui est responsable des sécheresses calamiteuses, pourrait expliquer ce rapprochement . (GRANET M. – Danses et légendes de la Chine ancienne, 2 vol., Paris, 1962 ).

 

Comme le dragon, la licorne a pu prendre naissance dans la contemplation des nuages, aux formes innombrables, mais toujours annonciateurs de la pluie fertilisante.

 

La licorne symbolise aussi, avec sa corne unique au milieu du front, « flèche spirituelle », « rayon solaire », « épée de Dieu », la révélation divine, « LA PENETRATION DU DIVIN DANS LA CREATURE ». Elle représente dans l’iconographie chrétienne la Vierge fécondée par l’Esprit – Saint.

 

Cette corne unique peut symboliser une étape  sur la voix de la différenciation: de la création biologique (sexualité) au développement psychique (unité a-sexuelle) et à la sublimation sexuelle.

 

Cette corne unique a été comparée à une « verge frontale », à un « phallus psychique » (VIREL André , Histoire de notre image , (p.202), Genève, 1965) : Le symbole de la fécondité spirituelle. Aussi est-elle, en même temps, le symbole de la virginité physique.

 

Des alchimistes voyaient dans la licorne une image de l’hermaphrodite ; il semble que ce soit un contresens : au lieu de réunir la double sexualité, la licorne transcende la sexualité. Elle était devenue au Moyen-Âge le symbole de l’incarnation du Verbe de Dieu dans le sein de la Vierge Marie.

 

Bertrand D’ASTORG dans « Le Mythe de la Dame à la Licorne » (Paris 1963) a renouvelé l’interprétation du symbole, en le rattachant aux conceptions médiévales de l’amour courtois. Il décrit d’abord sa vision de poète : « C’était une licorne blanche, de la même taille que mon cheval, mais d’une foulée plus longue et plus légère. Sa crinière soyeuse volait sur son front ; le mouvement faisait courir sur son pelage des frissons brillants et flotter sa queue épaisse. Tout son corps exhalait une lumière cendrée ; des étincelles jaillissaient parfois de ses sabots. Elle galopait comme pour porter haut la corne terrible où des nervures nacrées s’enroulaient en torsades régulières. » Puis il voit dans al licorne le type des grandes amoureuses, décidées à refuser l’accomplissement de l’amour qu’elles inspirent et qu’elles partagent.  La licorne est douée du mystérieux pouvoir de déceler l’impur, voire même la moindre menace d’altération dans l’éclat du diamant : « lui est connaturelle  toute matière en son intégrité ». De tels êtres « renoncent à l’amour par fidélité à l’amour et pour les sauver d’un dépérissement inéluctable » (Yves BERGER). Meure l’amour, pour que vive l’amour. Ici s’opposent la « lyrique du renoncement » à la  » lyrique de la possession », la survivance de la jeune fille à la révélation de la femme.

 

Le mythe de la licorne est celui de « la fascination que la pureté continue à exercer » sur les coeurs les plus corrompus.

 

P.H.SIMON a parfaitement synthétisé la valeur du symbole :  » Qu’elle soit, par le symbole de sa corne qui sépare les eaux polluées, détecte les poisons et ne peut être touché impunément que par une vierge, l’ emblème d’une PURETE AGISSANTE , ou que, chassée et invincible, elle ne puisse être capturée que par la ruse d’une jeune fille qui l’endort du parfum d’un lait virginal, toujours la licorne évoque l’idée d’une SUBLIMATION MIRACULEUSE DE LA VIE CHARNELLE et d’une force surnaturelle qui émane de ce qui est pur ».

 

Sur de nombreuses oeuvres d’art, sculptées ou peintes, figurent deux licornes affrontées, qui semblent se livrer un farouche combat. On y verrait l’image d’un violent conflit intérieur entre les deux valeurs que symbolisent la licorne : sauvegarde de la virginité (la corne unique levée vers le ciel), fécondité (au sens phallique de la corne). L’ enfantement sans défloration, tel pourrait être le désir, contradictoire sur le plan charnel, qui s’exprime par l’image des licornes affrontées. Le conflit n’est surmonté, la licorne n’est féconde et apaisée, qu’au niveau des relations spirituelles.

 

Dans la sixième et dernière tapisserie de la célèbre série du musée de Cluny, intitulée « La Dame à la Licorne », la jeune femme, qui se dépouille de ses bijoux, est sur le point d’être absorbée par la tente, symbole de la présence divine et de la Vacuité. L’inscription qui surmonte la tente, « A mon seul désir », signifie que le désir de la créature se confond avec celui de la volonté qui la dirige. Dans la mesure où notre existence est un « jeu divin », notre part devient libre et active, lorsque nous nous identifions au marionnettiste qui nous crée et nous dirige. Alors le Soi se dissout pour faire place au Grand-Soi, sous la tente cosmique reliée à l’étoile polaire.

 

La Dame par sa grâce et sa sagesse (Sophia – Shakti – Shekinah, c’est à dire, celle qui est sous la tente) autant que par sa pureté, pacifie les animaux antagonistes du Grand-Oeuvre : Le lion qui symbolise le souffre, et la licorne, le mercure. Souvent la Dame est assimilée au Sel philosophal. Elle est très proche de la parèdre d’ Hevajra dont le nom signifie « celle qui  est sans ego ». L corne dressée de la licorne, qui symbolise la fécondation spirituelle et qui capte le flux de l’énergie universelle est en accord avec le symbolisme axial de al tente, prolongé par une pointe avec le symbolisme des deux lances, de la coiffure de la Dame et de sa suivante, célèbrent les noces mystiques de l’Orient et de l’Occident (le chêne et le houx répondant à l’oranger et à l’arbre à pain.) Les armoiries, « de gueules à la bande d’azur chargée de trois croissants montants d’argent » suggèrent que ces tapisseries ont pu être commandées, par le Prince Djem, fils infortuné de Mahomet II, le conquérant de Constantinople. L’idéal de ce Prince longuement captif dans la Creuse où furent retrouvées ces oeuvres, ne consistait-il pas à réunir la Croix avec le Croissant ? L’île ovale qui supporte la scène est découpée comme un lotus, symbole de l’épanouissement spirituel. Quand au petit singe assis devant la Dame, il désigne l’alchimiste en personne, le « singe de nature » veillant sur sa maîtresse, qui peut être assimilée à la « Materia Prima »;

 

La licorne figure dans maintes planches de traités alchimiques (LOMBARDI-LAMBSPRINCK-MYLIUS, etc…). Cette bête fabuleuses d’origine orientale, liée au « troisième oeil » et à l’accès au Nirvana, au retour au centre et à l’Unité, était toute destinée à désigner au hermétistes occidentaux le chemin vers l’or philosophal – vers la transmutation intérieure qui s’effectue lorsque l’androgyne primordial est reconstitué. En Chine, le nom de la licorne, « Ki lin », signifie  yin-yang (CAROUTCH Yvonne , La Licorne alchimique, Paris, 1981).*

 

Texte extrait  du DICTIONNAIRE DES SYMBOLES (Mythes, Rêves, Coutumes, Gestes, Formes, Figures, Couleurs, Nombres.) de Jean CHEVALIER et Alain GHEERBRANT

 

Editions Robert LAFFONT/JUPITER -

Collection BOUQUINS

Pour l’Edition revue et corrigée (copyright) 1982

ISBN : 2.221.50319.8

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Dames  à la Licorne - www.neomillenium.org