Symbolisme et chiffre : le nombre Sept – 7

le chiffre 7

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Sept correspond aux sept jours de la semaine, aux sept planètes, aux sept degré de la perfection, aux sept sphères ou degré célestes, aux sept pétales de la rose, aux sept têtes du naja d’Angkor, aux sept branches de l’arbre cosmique et sacrificiel du chamanisme, etc.

Certains septénaires sont symboles d’autres septénaires : ainsi la rose aux sept pétales évoquerait les sept cieux, les sept hiérarchies angéliques, tous ensembles parfaits.

Sept désigne la totalité des ordres planétaires et angéliques, la totalité des demeures célestes, la totalité de l’ordre moral, la totalité des énergies et principalement dans l’ordre spirituel.

Il était chez les Egyptiens symbole de vie éternelle. Il symbolise un cycle complet, une perfection dynamique. Chaque période lunaire dure sept jours et les quatre périodes du cycle lunaire (7 x 4) ferment le cycle. Philon d’Alexandrie observe à ce propos que la somme des sept premiers nombres (1 + 2 + 3 + 4 + 5 + 6 + 7) arrive au même total : 28. Sept indique le sens d’un changement après un cycle accompli et d’un renouvellement positif.

Le nombre sept est caractéristique du culte d’Apollon : les cérémonies apolliniennes se célébraient au septième jour du mois. En Chine également, les fêtes populaires avaient lieu un septième jour. Il apparaît dans d’innombrables traditions et légendes grecques : les sept Hespérides, les sept portes de Thèbes, les sept fils et sept filles de Niobé ; les sept cordes de la lyre, les sept sphères, etc.

Il y a sept emblèmes du Bouddha.

Les circumambulations de La Mecque comprennent sept tours.

Il se trouve exprimé , si l’on y ajoute le centre dans l’hexagramme (Sceau de Salomon). La semaine comprend six jours actifs, plus un jour de repos, figuré par le centre ; le ciel six planètes (dans le comput ancien), le soleil étant au centre : l’hexagramme six angles, six côté ou six branches d’étoiles, le centre jouant le rôle d’un septième ; les six directions de l’espace ont un point médian ou central, qui donne le nombre sept. Il symbolise la totalité de l’espace et la totalité du temps.

Associant le nombre quatre, qui symbolise la terre (avec ses quatre point cardinaux) et le nombre trois qui symbolise le ciel, sept représente la totalité de l’univers en mouvement.

Le septénaire résume aussi la totalité de la vie morale, en additionnant les trois vertus théologales, la foi, l’espérance et la charité, et les quatre vertus cardinales, la prudence, la tempérance, la justice et la force. (Louis-Claude de Saint Martin – Tableau naturel des rapport qui existent entre Dieu, l’homme et l’Univers – Rochefort sur Mer, 1946).

Les sept couleurs de l’arc en ciel et les sept notes de la gamme diatonique révèlent le septénaire comme un régulateur des vibrations, vibrations dont plusieurs traditions primitives font l’essence même de la matière.

On prête à Hippocrate cette sentence : « Le nombre sept, par ses vertus cachées, maintient dans l’être toutes choses ; il dispense vie et mouvement : il influence jusqu’aux êtres célestes ».

Sept est le nombre, a-t-on noté d’abord, de l’achèvement cyclique et de son renouveau. Le monde ayant été créé en six jours, Dieu chôma le septième et en fit un jour saint : le sabbat n’est donc pas vraiment un repos extérieur à la création, mais son couronnement, son achèvement dans la perfection. C’est ce qu’évoque la semaine, durée d’un quartier lunaire.

La perfection à sept du rythme sénaire est aussi familière à l’Islam, et notamment à l’Ismaélisme : le solide possède sept côtés (les six faces plus sa totalité – qui correspond au sabbat-). « Tout ce qu’il y a dans le monde est sept, parce que chaque chose possède une ipséité et six côtés ». Les « dons de l’intelligence » sont sept (six plus la « ghaybat » la connaissance suprasensible). Les Imâm d’une période sont sept (six plus le Qâ’im, l’Imâm de la résurrection). Ces différentes séries sont de plus en correspondances les unes avec les autres. La religion littérale se développe sur un cycle de six « jours », qui sont six millénaires, suivis d’un septième, « le Sabbat de la religion en vérité », le « jour » du soleil et de la lumière, de la manifestation de l’Imâm jusque là caché. (Henri Corbin – Trilogie Ismaélienne – Paris, Téhéran – 1961).

Une tradition hindoue attribue au soleil sept rayons : six correspondent aux directions de l’espace, le septième au centre.

Semblablement l’arc en ciel n’a pas sept couleurs mais six : la septième est le blanc, synthèse des six autres.

De même les sept faces du mont Meru, tournées vers chacun des sept dvîpa (continents) correspondant aux sept directions de l’espace hindou (six plus le centre).(Jean Herbert – Introduction à l’Asie).

De Dieu, « Cœur de l’univers », écrit Clément d’Alexandrie, émanent les « six étendues et les six phases du temps : c’est là le secret du nombre 7 » ; le retour au « centre », au Principe, à l’issue du développement sénaire, parfait le septénaire.

Le nombre 7 est bien universellement le symbole d’une totalité, mais d’une totalité en mouvement ou d’un dynamisme total. Il est, comme tel, la clef de l’Apocalypse (7 églises, 7 étoiles, 7 esprits de Dieu, 7 sceaux, 7 trompettes, 7 tonnerres, 7 têtes, 7 fléaux, 7 coupes, 7 rois…)

 

Sept est le nombre des cieux bouddhiques, mais aussi les sept pas du Bouddha ; voyons à ce propos ce que nous dit Mircea Eliade alors qu’il évoquait les différents symbolismes de l’ascension :

« « Examinons maintenant un autre groupe d’images et de symboles, dont nous

avons déjà fait état, du fait qu’il est solidaire du symbolisme du vol :

l’ascension au Ciel par le truchement des marches. Voici d’abord un texte

bouddhique particulièrement intéressant, qui nous montre à quel point les

images traditionnelles sont susceptibles d’une revalorisation métaphysique.

« Aussitôt né, le Boddhisattva pose ses pieds à plat sur le sol et tourné vers le nord fait sept enjambées, abrité par un parasol

blanc. Il considère aux alentours toutes les régions et dit de sa voix de taureau : « Je suis le plus haut du monde, je suis le meilleur du

monde, je suis l’aîné du monde ; ceci est ma dernière naissance ; il n’y aura plus désormais pour moi de nouvelle existence. »(Majjhima -Nikâya, III, p. 123).

Ce trait mythique de la Nativité du Bouddha est repris, avec certaines

dans la littérature ultérieure des Nikâya-Agama, des Vinaya et dans les

biographies du Bouddha. Dans une longue note de sa traduction de

Mahâprajnâpâramitâsastra de Nâgârjuna, M. Etienne Lamotte a groupé

les textes les plus importants : le Bouddha fait sept pas dans une seule

direction, le nord, ou dans quatre ou dans six, ou dans dix directions, ; il

fait ces pas les pieds posés à plat sur le sol, ou reposant sur un lotus, ou à

une hauteur de quatre pouces. [(Etienne Lamotte, Le Traité de la grande vertu

de Nâgârjuna, t.I (Louvain, 1944), pp. 6 sq. Pour les représentations des

sapta pâdani, voir A. Foucher, L’Art gréco-bouddhique du Gandhâra

(Paris, 1905-1922), fig. 154-155 ; cf. aussi Images et symboles, pp.98 sq.)]

La fréquence du premier motif – les sept pas fait dans une seule direction,

le nord – nous induit à croire que les autres variantes (les quatre, six ou dix

directions) sont plus tardives, dues peut-être, à l’intégration de ce thème

mythique dans un symbolisme plus compliqué.

Laissons de côté pour l’instant l’analyse des différentes manières dont le

Bouddha atteint le Nord (les pieds posés à plat, ou sur un lotus, ou en position

planante, pour nous occuper du symbolisme central des sept pas. En étudiant

ce thème mythique M. Paul Mus a bien mis en évidence sa structure cosmo-

logique et sa signification métaphysique (Paul Mus, Barabadur. Esquisse d’une histoire du bouddhisme (Hanoï, 1935, I, pp. 476-575 ; id. La Notion du

temps réversible dans la mythologie bouddhique (Melun, 1939)). En effet les

sept pas portent le Bouddha au sommet du monde cosmique. L’expression

« je suis le plus haut du monde »(aggo’ham asmi lokassa) nesignifie pas autre

chose que la transcendance spatiale du Bouddha, il a atteint la « cime du

monde » (lokkagge) en traversant les sept étages cosmiques qui correspondent,

on le sait, aux sept cieux planétaires. D’autre part, le monument connu sous le

nom de « prâsâda à sept étage », symbolise le Monde culminant au Nord

cosmique : de sa cîme on touche la Terre suprême de Bouddha (cf. Paul Mus,

Barabudur, pp. 95 sq., 320 sq.).

Ce que le mythe de la Nativité exprime avec la plus nette précision c’est que

le Bouddha, aussitôt né, transcende le Cosmos et abolit l’espace temps (il

devient « le plus haut » et « le plus vieux du Monde ». Le symbole de la

transcendance est bien mis en lumière par les différentes manières dont le

Bouddha effectue les sept pas. Soit qu’il ne touche pas le sol, sois que des lotus

jaillissent sous ses pas, soit qu’il marche « à plat »,- il n’est souillé par aucun

contact direct avec ce monde-ci. Concernant le symbolisme des pieds posés à

plat sur le sol, Burnouf avait rappelé déjà un texte bouddhique que Paul Mus

reprend et commente (Barabadur, p. 484) : « Là où s’avance le chef du

Monde, les lieux bas se soulèvent, et les lieux hauts deviennent unis » etc. Sous

les pieds du Bouddha la Terre devient « lisse », entendez que les volumes sont

réduits et la troisième dimension est abolie, expression imagée de la

transcendance spatiale.

L’interprétation métaphysique du symbolisme de la transcendance spatiale est

portée à ses limites extrêmes par la spéculation bouddhiste. Mais ce

symbolisme n’est évidemment pas une création bouddhiste. La transcendance

du Monde par l’élévation au Ciel était connu déjà aux temps pré-bouddhiques.

« Le sacrifice, en son ensemble, c’est la nef qui mène au Ciel » (çatapatha

Brâhmana, IV, 2, 5, 10). Le mécanisme du rituel est une dûrohana,

« une ascension difficile ». L’officiant escalade les marches (àkramana) du

poteau de sacrifice, et, parvenu au sommet, il étend les mains (comme un

oiseau ses ailes !) et s’écrie : « J’ai atteint le Ciel, les Dieux ; je suis devenu

immortel ! » (Taittiriya Samaithâ, 1, 7, 9). «A la vérité, le sacrifiant se fait une

échelle et un pont pour atteindre le monde céleste »(ibid. VI, 6, 4, 2). Dans ces

cas, nous avons évidemment affaire à une croyence dans l’efficacité magico-

religieuse du sacrifice védique ; ce n’est pas encore la « transcension » du

Cosmos dont fait état le thème bouddhiste de la nativité. Néanmoins, il est

de remarquer l’analogie entre les pas du Bouddha et les « marches » du poteau

du sacrifice que l’officiant gravit jusqu’au sommet. Dans les deux cas, le

résultat est homologable : on atteint la cime culminante de l’ Univers, qui

équivaut au Nord cosmique ou au « Centre du Monde ».

La traversée par Bouddha des sept cieux pour atteindre « le point le plus élevé »

-c’est à dire son ascension à travers les sept étages cosmiques, correspondant

aux sept cieux planétaires – est un thème qui s’intègre dans un complexe

symbolico-rituel commun à l’Inde, à l’Asie centrale et au Proche-Orient

antique. Nous avons étudié ce système de croyance et de rites dans notre

Chamanisme (Mircea Eliade, pp.237sq., 423 sq. et passim), au quel nous nous

permettons de renvoyer le lecteur. Observons seulement que les « sept pas du

Bouddha » sont analogues à l’ascension du chaman sibérien au ciel, par le

truchement des entailles pratiquées dans le bouleau cérémoniel (sept, neuf ou

douze entailles symbolisant les sept, neuf ou douze Cieux) ou à l’échelle des

sept échelon gravit par l’initié dans les mystères de Mithra. Tous ces rites

et mythes ont une structure commune : l’Univers est conçu comme ayant sept

étages superposée (i.e. sept cieux planétaires) ; le sommet est constitué soit

par le Nord cosmique, soit par l’étoile Polaire, soit par l’Empyrée, formules

équivalentes du même symbolisme du « Centre du Monde » ; l’élévation au

Ciel suprême, c’est à dire l’acte de transcender le monde, a lieu près d’un

« Centre » (temple, ville royale, mais aussi arbre sacrificiel homologué à

l’Arbre cosmique, poteau du sacrifice assimilé à l’Axis mundi , etc.), parce que

c’est dans un « Centre » que s’opère la rupture des niveaux, et donc le passage

de la Terre au Ciel. (cf. Images et symboles, pp.52 sq.).

Pour revenir au thème de la Nativité du Bouddha, il est certain que nous nous

trouvons devant une réinterprétation de ce symbolisme archaïque de

transcendance. La principale différence entre les Sept Pas du Bouddha et les

rituels brahmanique, sibérien ou mithriaque consiste dans leur orientation

religieuse et leurs implications métaphysiques différentes. Le mythe de la

Nativité nous révèle la transcendance par le Bouddha de ce monde souillé et

douloureux. Les rituels brahmanique et chamanique visent une ascension

céleste destinée à faire participer au monde des Dieux et à assurer une

condition excellente après la mort, ou à obtenir un service du Dieu suprême.

L’initié dans les mystères de Mithra entreprend symboliquement la traversée

des sept cieux pour se « purifier » des influences de leurs planètes tutélaires

et s ‘élever jusqu’à l’Empyrée. Mais la structure de tous ces « motifs » est

identique : on transcende le monde en traversant les sept cieux et en atteignant le sommet cosmique, le Pôle.

Comme le remarque Paul Mus, dans al cosmologie indienne, le point d’où est

partie la Création est le sommet : « la création s’est faite graduellement au-

dessous de lui, par étapes successives. » Le Pôle n’est pas seulement l’axe des

mouvement cosmiques ; il est aussi l’endroit le plus « vieux », parce que c’est

là que le Monde est venu à l’existence. C’est pourquoi Bouddha s’écrie :

« C’est moi qui suis à la pointe du Monde…C’est moi qui en suis l’Aîné. » Car

en atteignant le sommet cosmique, Bouddha devient contemporain du

commencement du Monde. Il a aboli le Temps et la Création, et se trouve dans

l’instant atemporel qui précède la cosmogonie. Il s’ agit donc d’un « retour en

arrière », afin de réintégrer la situation primordiale, situation « pure » et

incorruptible puisque non encore engagée dans le Temps. « Revenir en

arrière », atteindre le point le plus « vieux »du Monde, équivaut à abolir la

durée, à anéantir l’œuvre du Temps. En s’écriant qu’il est « l’Aîné du Monde »,

le Bouddha proclame sa transcendance par rapport au Temps, tout comme il

déclare qu’il a transcendé l’Espace en arrivant « à la pointe du Monde ». Les

deux images expriment un dépassement total du Monde et la réintégration d’un

« état absolu » et paradoxal, au delà du Temps et de l’Espace.

Remarquons que la cosmologie indienne n’est pas seule à faire commencer la

Création au sommet. D’après les traditions sémites, le Monde a été créé en

partant de l’ombilic (image du Centre) et les mêmes idées se retrouvent ailleurs.

[Mircea Eliade, Le Mythe de l’éternel retour, pp. 36 sq. ; et Traité d’Histoire

des religions, pp. 323 sq.]. Le Centre du Monde est nécessairement le lieu le

plus « vieux »de l’Univers. Mais il ne faut pas oublier que, dans la perspective

des symbolismes qui nous occupent, la « vieillesse » signifie l’instant où le

Monde a commencé à se développer, donc le moment où le Temps a fait

irruption ; autrement dit, la « vieillesse » est une formule du Temps primordial,

du « premier » Temps. L’ « aînesse » (jyeshta) du Bouddha est une façon de

qu’il était déjà là avant la naissance du Monde, qu’il a vu le Monde venir à

l’existence et le Temps faire son apparition.

D’autre part nous savons que les ascensions rituelles au Ciel ont toujours lieu

dans un « centre » . L’arbre chamanique est censé se trouver au « Centre du

Monde », le poteau sacrificiel (Yûpa) est la réplique de l’Axis mundi. Mais un

symbolisme analogue est attesté dans la structure même des temples et des

habitations humaines. Du fait que tous les sanctuaires, les palais, les villes

royales, et, par extension, toutes les maisons, sont symboliquement situés au

« Centre du Monde », il résulte que dans n’importe laquelle de ces

constructions est possible la rupture des niveaux ; c’est à dire qu’est possible

à la fois la transcendance spatiale (l’élévation au Ciel) et la transcendance

temporelle (la réintégration de l’instant primordial où le monde n’était pas

encore venu à l’existence). Ce qui n’est pas pour nous surprendre, car on sait

que toute habitation humaine est une imago mundi et que chaque construction

d’une maison nouvelle réitère la cosmogonie.

En somme, ces symboles solidaires et complémentaires présentent tous, dans

les perspectives qui leur sont propres, une même signification : il existe, pour

l’homme, une possibilité de transcender le Monde – spatialement en allant

« vers le haut » , et temporellement en allant « à rebours », « à reculons » .

En transcendant ce monde-ci, on réintègre un situation primordiale : l’état

plénier du commencement du Monde , la perfection du « premier instant »,

alors que rien n’était « souillé », rien n’était « usé », parce que le Monde venait

à peine de naître.

Par des moyens multiples, et en partant de points de vue différents, l’homme

religieux s’efforçait toujours de se régénérer, de se renouveler en réintégrant

périodiquement la « perfection des commencements » ; c’est à dire en

retrouvant la source première de la Vie, lorsque la Vie, comme toute la

Création, était encore sacrée parce qu’elle venait de sortir des mains du

Créateur.

[Ce texte des « Sept pas du Bouddha est extrait du livre Mircea Eliade, Mythes,

rêves et mystères, pp. 139 à 145, Ed. Gallimard, Collection folio, Série Essais,

mars 2001, ISBN 2-07-032520-2]

Avicenne décrit aussi les « Sept Archanges princes des sept Cieux » qui sont les sept « Veilleurs d’Hénoch » et correspondent aussi aux sept Rishi védiques. Ceux-ci résident dans les sept étoiles de la Grande Ourse, avec lesquelles les Chinois mettent en rapport les 7 ouvertures du corps et les 7 ouvertures du cœur. La lampe rouge des sociétés secrètes chinoises a 7 branches comme le chandelier des Hébreux.

Certains textes musulmans rapportent les 7 sens ésotériques du Coran aux sept sens subtils de l’homme.

On rappellera que le Yoga connaît aussi sept sens subtils (les six chakra, plus le sahasrâra-padma).

Selon Abû Ya’qûb, les « Formes spirituelles » ont été manifestées par les « sept lettres suprêmes », qui sont les « sept intelligences », les « sept chérubins ».

Sept, nombre des Cieux, est aussi selon, selon Dante Allighiéri, celui des sphères planétaires, auxquelles les Cathares faisaient correspondre les 7 arts libéraux. (René Guénon – L’ésotérisme de Dante – Paris, 1925).

Il faut encore noter qu’il fallait aussi assimiler aux sept cieux les sept encoches de l’arbre axial sibérien, les sept couleurs de l’escalier du Bouddha, les sept métaux de l’échelle des mystères mithriaques, les sept échelons de l’échelle des Kadosh de la Maçonnerie écossaise : c’est le nombre des états spirituels hiérarchisés qui permettent le passage de la terre au ciel.

(René Guénon – Le Roi du Monde – Paris, 1927 et Symboles fondamentaux de la Science Sacrée – Paris, 1962).

On a noté que le Bouddha naissant avait mesuré l’univers en faisant sept pas dans chacune des quatre directions. Quatre des étapes essentielles de son expérience libératrice correspondant à des arrêts de sept jours chacun sous quatre arbres différents.

Les nombres yang, écrit Sseu-ma Ts’ien, atteignent leur perfections à 7.

La divination par les baguettes d’achillée considère sept catégories d’indice ; ces baguettes sont 49 (7 x 7). (M. Granet – La pensée chinoise – Paris, 1934).

49 aussi le nombre du Bardo, l’état intermédiaire suivant la mort, chez les Tibétains : cet état dure 49 jours divisés, au début tout au moins, en 7 périodes de 7 jours. (Dr. W. Y. Evans – Wentz : Le Bardo Thödol – Livre des morts tibétains – Paris, 1961).

Les âmes japonaises sont dites séjournées 49 jours sur le toit des maisons, ce qui a la même signification.

Le nombre sept est fréquemment employé dans al bible. Par exemple chandelier à sept branches ; sept esprits reposant sur la tige de Jessé ; sept cieux ou habitent les ordres angéliques ; Salomon construisit le temple en sept ans (1 Rois, 6, 38). Non seulement le septième jour, mais la septième année est de repos. Tous les sept ans, les serviteurs sont libérés, les débiteurs exemptés. Sept est utilisé 77 fois dans l’Ancien Testament ; Le chiffre sept par la transformation qu’il inaugure, possède en lui même un pouvoir, c’est un nombre magique. Lors de la prise de Jéricho, sept prêtres portant sept trompettes doivent, le septième jour, faire sept fois le tour de la ville. Elisée éternue sept fois et l’enfant ressuscite (11 Rois, 4, 35). Un lépreux plonge sept fois dans le Jourdain et se lève guéri (11 Rois, 5, 14). Le juste tombe sept fois et se relève pardonné (Proverbe, 24, 16). Sept animaux purs de chaque espèce seront sauvés du déluge. Joseph rêve de sept vaches grasses et de sept vaches maigres.

Sept comporte cependant une anxiété par le fait qu’il indique le passage du connu à l’inconnu : un cycle s’est accompli, mais quel sera le suivant ?

Chiffre sacré déjà chez les Sumériens, sept (et certains de ses multiples) est bien l’enfant chéri de l’arithmologie biblique. Correspondant au nombre des planètes (comput des anciens), il caractérise toujours la perfection (dans la gnose, le plérôme), sinon la divinité. La semaine dure sept jours en souvenir de la durée de la création (Gen. 2, 2 s.). Si la fête pascale des pains sans levains couvre sept jours (Ex. 12, 15,19), c’est assurément parce que l’exode est regardé comme une nouvelle création, la création salvatrice.

Zacharie (3, 9) parle des sept yeux de Dieu. Les septénaires de l’Apocalypse (les sept lampes qui sont les sept esprits de Dieu = son esprit tout entier (4, 5) ; les sept lettres aux sept églises = à l’Eglise tout entière ; les sept trompettes, coupes, etc. annoncent l’exécution finale de la volonté de Dieu dans le monde.

C’est pourquoi sept est aussi le chiffre de Satan qui s’efforce de copier Dieu : « le singe de Dieu ». Ainsi la bête infernale de l’Apocalypse (13, 1) a sept têtes.

Mais le voyant de Patmos réserve aux puissances mauvaises la moitié de sept, trois et demi, manifestant par là l’échec assuré des entreprises du mal (Apoc. 12, 6) : le dragon ne peut menacer la femme (= le peuple de Dieu) plus longtemps que 1260 jours = 3 ans et demi (voir encore 12, 14 : trois temps et demi).

Sept est la clé de l’Evangile de Saint Jean : les sept semaines, les sept miracles, les sept mentions du Christ : « Je suis ».

Il revient quarante fois dans l’Apocalypse : septénaire des sceaux, des trompettes, des coupes, des visions, etc. Le livre est construit par série de sept. Ce nombre désigne ici encore la plénitude d’une période de temps révolue (la création dans la Genèse) ; l’accomplissement d’un temps, d’une ère, d’une phase ; la plénitude des grâces données par l’Esprit saint à l’Eglise.

Le « septième jour » a fait l’objet de nombreuses interprétations symbolique dans un sens mystique. Ce jour où Dieu se repose après la Création signifie comme une restauration des forces divines dans la contemplation de l’œuvre accomplie. Ce repos du septième jour marque un pacte entre Dieu et l’homme ;

Le sept symbolise l’achèvement du monde et la plénitude des temps. Selon Saint Augustin il mesure le temps de l’histoire, le temps du pèlerinage terrestre de l’homme. Si Dieu prend un jour pour se reposer c’est, dira Saint Augustin, parce qu’il veut se distinguer de la création, être indépendant d’elle et lui permettre de se reposer en lui. D’autre part, l’homme lui-même par le chiffre sept, qui indique le repos, la cessation du travail, est inviter à se tourner vers Dieu pour se reposer en lui seul (De Gen. Ad litt, 4, 16). Augustin parlera aussi du grand mystère de la pêche miraculeuse représentant la fin du monde. L Christ est accompagné de sept disciples et par la même il inaugure la fin des temps.

Enfin le six désigne une partie, car le travail est dans la partie : seul le repos signifie le tout., car il désigne la perfection. Nous souffrons dans la mesure même où nous connaissons en partie, sans la plénitude de la rencontre avec Dieu ; ce qui est partie s’évanouira, le sept couronnera le six (cf. De civitate dei, 11,31). (Sur ce thème et l’interprétation donnée par Saint Augustin, voir Auguste Luneau , l’Histoire du salut chez les Pères de l’Eglise, Paris, 1964, pp. 336-338).

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2ème partie

Si l’on en croit le Talmud, les Hébreux voyaient aussi dans le nombre sept le symbole de la « totalité humaine », mâle et femelle à la fois, et ceci par addition de quatre et trois : en effet Adam, dans les « heures » de sa première « journée » reçoit l’âme qui lui donne complètement existence à l’heure quatre ; c’est à l’heure sept qu’il reçoit sa compagne, c’est-à-dire qu’il se dédouble en Adam et Eve.

En Islam sept est également un nombre faste, symbole de perfection : sept cieux, sept terres, sept mers, sept divisions de l’enfer, sept portes,. Les sept versets de la Fatiha (sourate ouvrant le Coran), les sept lettres non utilisées de l’alphabet arabe « qui sont tombées sous la table », les sept mots qui composent la profession de foi musulmane, la Sahâda, etc.

Lors du pèlerinage à la Mecque, on doit effectuer sept tours de la Ka’ba et sept parcours entre les monts Cafâ et Marnia.

Les compagnons de la Caverne, Ashab al-Kahf (Coran, 17) étaient sept (les sept Dormants). Des charmes sont composés avec leurs noms, auxquels on ajoute celui du chien qui les garda pendant 300 ans (E. W. Lane – The Arabian Night’Entertainment, New York ,1927 (nouvelle édition)).

Les sept portes du paradis s’ouvrent devant la mère de sept filles. On lit sur la femme enceinte menacée d’un danger sept versets de la sourate. En Iran au moment de l’accouchement, on place sur une nappe une lampe allumée et on garnit la nappe de sept sortes de fruits et de sept espèces de graines aromatiques. L’enfant recevait généralement son nom le septième jour. Parfois à la veille de son mariage, une jeune fille se rend à la rivière, remplit et vide sept fois sa cruche, puis jette à l’eau sept poignées de grains (H. Masse – Croyances et coutumes persanes, 2 volumes, Paris, 1938). Symbole magique de fécondité.

Au Maroc, les femmes stériles enroulent leur ceinture sept fois autour du tronc de certains arbres, puis l’attache à l’une des sept cordes qui y sont fixées. (E. Westermarck – Ritual and belief in Morocco, 2 volumes, London, 1926).

En Syrie une jeune fille sans prétendant exorcise les mauvaises influences qui l’empêche de trouver un mari en se baignant dans la mer et en laissant passer sept vagues au-dessus de sa tête.

Si l’on met un sabre nu devant un enfant âgé de sept jours il deviendra courageux.

Sept éléments sont essentiels à la parure des femmes. Pour assurer à un défunt le pardon de ses péchés, il faut tirer sept lignes sur sa tombe. L’inhumation faite on s’éloigne de sept pas, puis on revient d’autant.

On rend visite au mausolée du saint, qu’on veut solliciter, sept jours ou quatre fois sept jours.

Des voyageurs devant passer la nuit dans un lieu inhabité en font sept fois le tour.

On pense souvent que l’âme des morts reste auprès de al tombe pendant sept jours.

Les exemples sont innombrables. Il s’agit d’un nombre sacré, généralement bénéfique, parfois maléfique. Un dicton déclare que « sept est difficile ».

Le célèbre ouvrage de Nizami, « Les sept Princesses », joint le symbolisme des couleurs à l’astrologie : sept palais ont chacun la couleur d’une des sept planètes ; dans chacun d’eux se trouve une princesse de l’un des sept climats.

Les mystiques musulmans déclarent que le Coran comporte sept sens (il est parfois question de soixante-dix sens). Une tradition du Prophète (hadith) affirme : « le Coran a un sens exotérique et un sens ésotérique. Ce sens ésotérique a lui-même un sens ésotérique, et ainsi de suite jusqu’à sept sens ésotériques ».

La physiologie mystique, si caractéristique du soufisme iranien, se fonde sur le septénaire. Des auteurs tel que Semnâni distinguent sept organes (ou enveloppes) subtils « dont chacun est la typification d’un prophète dans le microcosme humain….

Le premier est désigné comme l’organe corporel subtil ; il est désigné comme l’Adam de ton être…

Le sixième est le Jésus de ton être.

Le septième est le Mohammad de ton être ».

(Henri Corbin, L’homme de lumière dans le soufisme iranien (pages : 238 et suivantes), Paris, 1961).

Ces enveloppes subtils sont associées à des couleurs : noir mat, pour l’ « Adam » ; bleu, pour « Noé » ; rouge pour »Abraham » ; blanc, pour « Moïse » ; Jaune, pour « David » ; noir lumineux, pour « Jésus » ; vert, pour « Mohammad ». (Henri Corbin, L’homme de lumière dans le soufisme iranien (pages : 242).

Les sept différentes étapes sur la voie mystique sont symbolisées par ATTAR, dans son célèbre poème intitulé « Le langage des oiseaux », par sept vallées : la première est celle de la recherche (talab) ; la deuxième est celle de l’amour (eshq) ; la troisième est celle de la connaissance (ma’rifat) ; la quatrième est celle de l’indépendance (istignâ) ; la cinquième celle de l’unité (tawhîd) ; la sixième celle de l’émerveillement (hayrat) ; et la septième, celle du dénuement (faqr) et de la mort mystique (fenâ).

Chez les indiens de la Prairie, ce nombre représente les coordonnées cosmiques de l’Homme par addition des quatre points cardinaux (plan de l’immanence) et de l’axe du monde, traversant ce plan en son centre, qui est l’ « ici » (l’Homme) et se terminant par l’en-dessous et l’au-dessus. 7 = 4 (points cardinaux) + 2 (axe vertical) + 1 (centre), ce 1 étant la résultante de 4 et 2. L’opposition transcendantale de l’au-dessus et de l’en-dessous se résout par la rencontre du plan d’immanence en l’Unité, qui est la place de l’Homme (d’après Hartley Burr Alexander, Le Cercle du Monde (The world’s rim : Great mysteries of the north american indians), Paris, 1962).

Même symbole, mais transposé sur le plan social, chez les indiens Pueblo. La ville sainte de Zuni, « Centre du Monde », est divisée en sept parties correspondant aux « sept quartiers du monde ». Elle est faite de la réunion de sept anciens villages représentent la même division du cosmos. La division sociale était calquée sur le même plan, les clans étant rattachés par groupes de trois à ces septièmes, à l’exception du clan des perroquets, premier clan de la tribu, qui occupait seul le « milieu », l’ « ici » (Werner Muller, les religions des indiens d’Amérique du Nord, in Les religions amérindiennes (pages 277 et 278), traduit de l’allemand par L. Jospin, Paris, 1962). Les couleurs cosmiques étaient réparties selon cette même « boussole cosmique ».

Chez les Maya – Quiché, le Grand Dieu du Ciel, qui se fait Dieu – Treize avec les douze étoiles (dieu de la pluie) se fait aussi Dieu – Sept avec six soleils cosmiques : il constitue ainsi le groupe des dieux agraires. L’idéogrammes du Dieu – Sept est représenté par la Grande – Ourse.

Chez les Mames, descendants des Mayas, le foyer est formé de six pierres (trois grandes et trois petites) qui, en recevant la marmite, forment le nombre sept, attribut du Dieu – Agraire, qui est aussi celui du feu sous toutes ses formes : feu divin = foudre ; feu de l’inframonde = réchauffant la Grand-Mère Terre ; foyer = feu des hommes (Raphaël Girard, Le Popol-Vuh, Histoire culturelle des Maya-Quiché (page 81), Paris, 1954).

Le Dieu Agraire est Dieu-Sept parce que le nombre sept est lié au phénomène astronomique du passage du soleil par le zénith, qui détermine la saison des pluies (Popol-Vuh). Ce Dieu étant l’archétype de l’Homme Parfait impose son symbole numérique à la famille humaine : celle-ci, en effet, doit idéalement comprendre six enfants ; ils forment le corps du sept, dont la tête est faite de la symbiose luni-solaire des parents, rappelant les Jumeaux divins créateurs (Raphaël Girard, Le Popol-Vuh, Histoire Naturelle culturelle des Mayas-Quiché (page 237), Paris, 1954.

Chez les Mayas, le septième jour, placé au milieu de la semaine de treize jours, est sous lesigne du dieu Jaguar, expression des forces internes de la terre. C’est un jour faste (Eric S. Thompson Junior, Maya Hieroglyphic writing, university of Oklahoma, nouvelle édition, 1960).

La déesse 7, appelée “sept serpents” ou “sept épis”, placée au milieu de la série 1 à 13, symbolise le cœur de l’homme et du mais. Les jours numérotés 7 sont favorables (Jacques Soustelle, La pensée cosmologique des anciens Mexicains, Paris, 1940 et Eric S. Thompson Junior (ibidem)).

Dans le temple de Coricancha, à Cuzco, où était résumé tout le panthéon des Incas, un mur portait près de l’arbre cosmique, un dessin représentant sept yeux nommés, « les yeux de toutes choses ». Lehman-Nitsche pense qu’il s’agir à la fois de la constellation des Pléïades et, sans doute, des yeux de la divinité suprême ouranienne, Viracocha. Il observe que le prophète Zacharie (4, 10) parle des « sept yeux du Seigneur », qui surveillent tous les peuples de la terre.

En Afrique également, sept est un symbole de la perfection et de l’unité. Chez les Dogons, 7 étant la somme de 4, symbole de la féminité, et de 3 symbole de la masculinité, représente la perfection humaine (Marcel Griaule, Dieu d’eau, Paris, 1948).

Les Dogons considèrent le nombre 7 comme le symbole de l’union des contraires, de la résolution du dualisme, donc comme un symbole d’unicité et par là de perfection. Mais cette union des contraires, qui est très précisément celles des sexes, est également symbole de fécondation. Pour cette raison, le verbe étant analogue au sperme comme l’oreille est au vagin, pour le Dogon, le nombre 7 est l’insigne du Maître de la Parole, dieu des pluies nouvelles, et donc de l’orage et des forgerons (Marcel Griaule (ibidem) et P. Grison, la légende des Hong, in Et. trad. n° 377, Paris, 1963).

Sept, somme du 4 femelle et du 3 mâle, est également le nombre de al perfection pour les Bambaras. Le dieu souverain, Faro, dieu d’eau et du verbe, habite le septième ciel, avec l’eau fécondante qu’il dispense sous forme de pluies. C’est également dans le septième ciel que s’abîme chaque soir le soleil à la fin de sa course. La terre, comme les cieux, comprend sept étages et les eaux terrestres sont également au nombre de sept, de même que les métaux. Sept est à la fois le nombre de l’homme et le principe de l’univers.

Somme de 4 et 3, il est le signe de l’homme complet (avec ses deux principes spirituels et de sexe différents), du monde complet, de la création aboutie, de al croissance de al nature. Il est aussi l’expression de al Parole Parfaite et par là de l’unité originelle.

Les Tatars de l’Altaï, pour vanter les sanctuaires de leur pays antal les comprennent tous sous une seule dénomination « Mon pays aux Sept Portes et mes eaux » (Uno Harva, Les représentations religieuses des peuples altaïques, traduit de l’allemand par Jean-Louis Perret, Paris, 1959).

Le chiffre sept est un « chiffre cosmique sacré » chez les Turco-Mongols souligne Jean-Paul Roux, page 98, dans Faune et Flore sacrées dans les Sociétés Altaïques, (Paris, 1966).

Le sept, nombre de l’homme parfait – c’est-à-dire de l’homme parfaitement réalisé-, est donc, on le comprend aisément, le nombre de l’androgyne hermétique, comme il est en Afrique celui des Jumeaux mythiques. Car il est bien certain que cet androgyne et ces jumeaux ne font qu’un. Significatifs sont encore les mariages d’arcanes majeures du Tarot qui forment le sept. Sept par quatre et trois c’est le couple Empereur – Impératrice, le Père et la Mère, la perfection dans le Manifesté, l’intérieur et l’extérieur du pouvoir temporel assumé, la Somme harmonieuse des Quatre Eléments et des Trois Principes de la Science Secrète. En revanche le couple de la spiritualité, Pape – Papesse, donne lui aussi sept, mais par cinq et deux. Qaun à l’arcane sept, expression de ces deux mariages, on ne s’étonnera pas qu’il soit celui du Chariot, signe d’accomplissement.

Dans les contes et légendes se nombre exprimerait les « Sept états de la matière, les Sept degrés de la conscience, les Sept étapes de l’évolution :

1 – conscience du corps physique : désirs apaisés de façon élémentaire et brutale ;

2 – conscience de l’émotion : les pulsions se compliquent de sentiment et d’imagination ;

3 – conscience de l’intelligence : le sujet classe, ordonne, raisonne ;

4 – conscience de l’intuition : les relations avec l’inconscient se perçoivent ;

5 – conscience de la spiritualité : détachement de la vie matérielle ;

6 – conscience de la volonté : qui fait pousser le savoir dans l’action ;

7 – conscience de la vie : qui dirige toute activité vers la vie éternelle et le salut.

Mmme Loeffer – Delachaux voit dans le Petit Poucet et chacun de ses frères des symboles de chacun de ces états de conscience. (dans son livre : Le symbolisme des contes de fée, Paris, 1949).

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[En plus des Sources multiples citées, il convient de noter /

Dictionnaire des Symboles – Mythes, Rêves, Coutumes, Gestes, Formes, Figures, Couleurs, Nombres. – Par Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, édité chez Robert Laffont / Jupiter dans la collection Bouquins

ISBN : 2.221.50319.8

1982, pour l’édition revue et corrigée.]

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