Symbolisme et chiffre – le nombre Dix – 10

10

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Dix est le nombre de la Tetraktys pythagoricienne, c’est à dire la somme des quatre premiers nombres (1 + 2 + 3 + 4 = 10).

Il a le sens de la totalité, de l’achèvement, celui du retour à l’unité, après le développement du cycle des neuf premiers nombres. La décade était, pour les Pythagoriciens le plus sacré des nombres, le symbole de la création universelle, sur lequel ils prêtaient serment, en l’évoquant sous cette forme :

« La Tetratkys en qui se trouvent la source et la racine de l’éternelle Nature. »

(G. E. Monod-Herzen, L’Alchimie méditerranéenne, ses origines et son but, page 26, La table d’émeraude, Paris, 1963.)

Si tout dérive d’elle, tout remonte à elle : elle est donc aussi une image de la totalité en mouvement.

La Tetratkys forme un triangle de dix points disposés en pyramide de quatre étages :

Au sommet, un seul point symbolise l’Un, ou le divin, principe de toute chose, l’être non encore manifesté ; au dessous, l’origine de la manifestation est marquée par deux points, symbolisant la première apparition, le dédoublement par couple ou dyade, le masculin et le féminin, Adam et Eve, le phallus et l’œuf, la lumière et les ténèbres, le ciel et la terre, le yin et le yang, etc., bref, le dualisme interne de chaque être ; les trois points correspondent aux trois niveaux du monde : infernal, terrestre , céleste ; aux trois niveaux de la vie : physique, psychique, spirituel ; la base de la pyramide avec ses quatre points, symbolise la terre, la multiplicité de l’univers matériel, les quatre éléments, les quatre saisons, les quatre points cardinaux, les quatre saisons, etc. L’ensemble constitue la décade, ou la totalité de l’univers créé et incréé.

 

Tetraktys

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On observera que le dix est la formule binaire correspondant au 2 dans les calculatrices électronique : ce qui confirme son sens, à l’origine du multiple de la manifestation, ainsi que son rôle totalisateur. C’est d’ailleurs en tant que multiple ou double qu’il est connu en Chine : 10 est avant tout le double de 5, soulignant le dualisme de l’être, cinq étant déjà un nombre totalisant ; dix montre le dualisme interne de tout les éléments qui composent le cinq.

Par exemple dans le Hong-houel, les ancêtres sont 5 x 2 auxquels correspondent 5 x 2 loges : le tout est représenté dans le « teou » par 5 x 2 drapeaux. Les dix tiges célestes, qui servent à mesurer le temps, équivalent deux à deux aux cinq éléments chinois. Tout en symbolisant un ensemble, dix connote donc son dualisme fondamental, principe du mouvement.

 

Manipura chakra - Lotus aux dix pétales (chakra du plexus solaire)

Il n’est pas surprenant, dans ces conditions, que dix puisse être aussi bien la mort que la vie, leur alternance, ou plutôt leur coexistence, étant lié à ce dualisme.

C’est ainsi que le dixième jour, chez les Maya , est néfaste.

Il appartient au dieu de la mort (J. Eric Thompson S., Maya Hieroglyphic writing, University of Oklahoma, nouvelle édition, 1960.). Il ne faut pas oublier qu’il suit le neuvième jour, qui est celui de la maladie.

 

10 ° arcane majeure du tarot - Lame 10 - Roue de fortune

En revanche, dix est le plus faste chez des nombres dans l’arithmétique des Bambaras : il est somme des quatre premiers nombres, marquant les quatre étapes de la création ; il est aussi la somme de six et de quatre, tous deux nombres fastes et de signification fondamentale.

Il est l’emblème de la fécondité, attribut du dieu d’eau, Faro ; il est un des nom de ce dieu.

(Germaine Dieterlen, Essai sur la religion des Bambaras, Paris, 1951.)

Dans une logique des symboles, tout cela est parfaitement compréhensible, alors que ce serait incompatible dans une logique purement conceptuelle.

 

 

Totalisateur aussi le nombre dix apparaît dans le Décalogue qui symbolise l’ensemble de la loi en dix commandements qui n’en font qu’un.

 

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Créé est image d'incréé - http://ultimesynthese.com http://ultimesynthese.com

 

«  »Le créé est l’image de l’incréé, cette image est visible grâce à la chromodynamique quantique qui décrit un univers matériel construit par 4 briques : le quark, l’antiquark, l’électron et son complément, le neutrino.

Le quark est le porteur d’une charge de couleur qui le caractérise. Il y a trois charges de couleur fondamentales, dont la résultante est le blanc. La charge de couleur est primordiale, sans elle il n’y aurait pas de quark.

L’antiquark porte deux charges de couleur dont, dans la page précédente, l’association est comparée à celle de deux Personnes de la Trinité.

Selon la science actuelle, l’électron ne porte pas de charges de couleur, mais, pour des raisons exposées plus haut dans La Question*, il en porterait trois et justifierait ainsi logiquement sa place dans la famille colorée du quark et de l’antiquark. Sa charge électrique serait créée par la rotation de ses trois charges de couleur.

Le neutrino ne porte pas de charges de couleur mais, complément de l’électron, il est, de ce fait, en rapport avec elles.

Les trois charges de couleur, éléments constitutifs de la matière, constituent aussi l’énergie, ce que démontre la transformation de l’énergie en matière et vice-versa, par exemple la tranformation du photon en un couple électron-antiélectron et vice- versa.

La différence entre la matière et l’énergie s’ explique trés simplement : dans la matière les trois charges de couleur sont distinctes, dans l’énergie elles sont confondues en une résultante blanche.

Les trois charges de couleur confondues en une seule résultante sont-elles l’image des trois Personnes en un seul Dieu ? Oui, mais…

La matière et l’énergie sont deux états successifs des trois charges de couleur, tandis que pour les opérations dites « ad intra », en Dieu, il est de foi qu’ il n’y a pas de changement, pas de succession, les trois Personnes sont donc simultanément Dieu : c’est le Mystère de la Sainte Trinité. »"

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