Page d’exuvie quotidienne

Radiance femme

 

 

Page d’Exuvie quotidienne

 

 

Dans les pages cornées du livre de tes rêves,

J’ai puisé l’encre ailée aux crues bleues de ta grève.

J’ai nagé dans tes jubilations sous-marines

Abritant les rayons d’un soleil mandarine.

 

Tous mes jours de pluie drue sont un bonheur du monde,

Ces radiances de toi nées des flammes de l’onde

Gonflent mon cœur, mon âme, d’une allégresse sage ;

Les mots de la joie pure inondent nos partages.

 

Ce sont les « regards-feu » au levant des sourires

Qui font chanter l’intime, l’être en point de mire,

Tes paupières qui s’entrouvrent au tout premier bonjour,

Tes doigts fleurant ma lèvre en un baiser d’amour.

 

Entend l’aube levant l’enfant au saut du rêve,

Son premier soupir né de la nuit qui s’achève, 

Ces frôlements qui meublent dans un dernier sursaut

L’heure creuse en fuite abandonnant là ses vassaux.

 

 

Au frémissement doux du miracle de vie,

D’Amour est la pensée, première science obvie ;

Le souffle en reliance exhume des silences

L’esprit du jour qui nait en humaine existence

 

 

 

esotcelt

 

 

Recette simple de  » l’ Oeuf-au-riz  » à la joie

Euphorie

Il y a quatre pensées illimitées : l’amour, la compassion, la joie et l’égalité d’âme.

 

Bouddha

 

 

L’arbre de la tristesse, ne le plante pas dans ton coeur. Relis chaque matin le livre de la joie.

 

Omar Khayyâm

 

 

La joie est le passage de l’homme d’une moindre à une plus grande perfection.

 

Baruch Spinoza

***

 

 

Recette simple de  » l’ Oeuf-au-riz  » à la joie

 

 

 

Au début il nous faut un ustensile terrien,

Une enveloppe charnelle bien dans sa tête,

Ou l’ersatz d’un esprit très baudelairien

Peuplé par la pensée d’un enfant dans sa quête,

De celui qui observe et vit son présent tout contre,

Qui écrit son temps bleu à l’encre de ses rencontres.

 

 

L’ensuite est saupoudré de mimiques ailées,

De jeux de mots d’ange, des jeux de mots d’esprit,

De ces jeux de mots tôt, de ces jeux de mots tard ;

D’un peu d’éclats de rien qui saisit l’être triste,

Et d’un regard aimant qui vit l’avis de tous.

Le plat choisi est là, tapissant l’éclat de rire.

 

 

Mettre le tout au four de son coeur préchauffé,

Laisser cuire son vague à l’âme. A terme, aux stats,

S ur fréqence animé par le destin qui passe,

Sur fréquence animé d’intention de bonne heure,

L’envie de faire rire amène  » l’oeuf-au-riz »

Sur la table de la vie dressée pour le partage.

 

 

Et l’on savoure alors cette jubilation

Qui monte en nous pour qu’on ne s’appartienne plus,

Libérées les sombres pensées de l’être au noir

Lié aux quotidiens subis, et c’est léger,

Bref, passager, libératoire, euphorisant,

Un moment suspendu aux lèvres du temps.

 

 

Ainsi, « l’oeuf-au-riz » cuite fait dresser la joie

Issue des émotions qui explosent enfin,

Comme un feu d’artifice aux couleurs exultantes,

Comme un fourmillement qui balaye le spleen,

Tel un frémissement d’amour parcourant

L’onde épanouissante de l’être intérieur

Qui, bien que dans le monde se dirige vers Dieu.

 

 

 

 

 

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Drapeau du Tibet

Drapeau du Tibet

Symbolisme

  1. La montagne enneigée au centre symbolise la terre du Tibet, bien connue comme étant entourée de monts neigeux.
  2. Les rayons rouges représentent les six tribus à l’origine du Tibet : Sé, Mou, Dhong, Tong, Drou et Ré.
  3. L’alternance des rayons rouges et des rayons bleus foncés du ciel, symbolisent l’activité bénéfique continue des dieux et déités protectrices, l’une rouge, l’autre noire, qui ont depuis des temps très anciens sauvegardé l’autorité religieuse et politique du pays.
  4. Les rayons émanant du soleil qui se lève au-dessus de la montagne enneigée représentent ce dont jouit le peuple tibétain : la liberté, la prospérité, le bonheur matériel et spirituel.
  5. Les deux lions des neiges évoquent l’accomplissement de l’action d’un gouvernement à la fois religieux et laïc.
  6. Le joyau à trois couleurs suggère la vénération du peuple tibétain envers les Trois Joyaux : le Bouddha, son Enseignement et la communauté (Sangha).
  7. Les lions des neiges tiennent le disque représentant le joyau de la joie, qui est de deux couleurs, en tourbillon, et cela fait référence à l’éthique observée selon les grandes traditions et principalement les 10 actions vertueuses et les 16 codes moraux.
  8. La bordure jaune nous fait entrevoir la floraison et le développement des enseignements du Bouddha en un temps et un espace illimités.

NB : Aujourd’hui au Tibet, hisser ce drapeau est considéré par les autorités chinoises comme un acte « séparatiste » portant atteinte à la « sécurité de l’état ». De ce fait, cela reste puni d’une peine très sévère ! C’est pourquoi l’acquisition d’un drapeau tibétain, dans notre monde libre, constitue un acte hautement symbolique et représente votre soutien indéfectible au combat non violent que mène le peuple tibétain depuis 1950 face aux répressions des autorités chinoises.
- Le drapeau tibétain est disponible à la Maison du Tibet, 84 Bd A. Pinard, 75014 Paris.
Drapeau 120×80 cm, 10 € sur place (ouvert de lundi à vendredi, de 09h30 à 18h00) ou 15 € par la Poste.

 

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 Quelques sites intéressant sur le Tibet :

 

http://www.tibet-info.net/www/index.php

http://cercletibetverite.unblog.fr/

Symbolisme et chiffre : le nombre Neuf – 9

 

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Dans les écrits homériques, le nombre neuf à une valeur rituelle. Déméter parcourt le monde pendant neuf jours à la recherche de sa fille Perséphone ; Letô souffre pendant neuf jours et neuf nuits les douleurs de l’enfantement ; les neuf Muses sont nées de Zeus, lors de neuf nuits d’amour. Neuf semble être la mesure des gestations, des recherches fructueuses et symbolise le couronnement des efforts, l’achèvement d’une création.

 

Clio-Thalie-Erato-Euterpe-Polhymnie-Calliope-Terpsichore-Uranie-Melpomène

 

Les Anges, selon le Pseudo-Denys l’Aéropagite, sont hiérarchisés en neuf chœurs, ou trois triade : la perfection de la perfection, l’ordre dans l’ordre, l’unité dans l’unité.

 

Chaque monde st symbolisé par un triangle, un chiffre ternaire : le ciel, la terre, les enfers. Neuf est la totalité des trois mondes.

 

Neuf est un des nombres de la sphère céleste. Il est encore, symétriquement, celui  des cercles infernaux. C’est la raison des neuf nœuds du bambou taoïste, des neuf (ou des sept) encoches du bouleau axial sibérien. C’est la raison aussi des neuf degré du trône impérial chinois, et des neufs portes qui le séparent du monde extérieur, car le microcosme est à l’image du Ciel. Aux neuf Cieux s’opposent les neuf Sources, qui sont le séjour des morts.

Les cieux bouddhiques sont neuf également, mais, selon Houai-nan tseu, le ciel chinois a neuf plaines et 9999 coins.

Le nombre neuf est à la base de la plupart des cérémonies taoïstes du temps des Han.

Neuf est le nombre de la plénitude : 9 est le nombre du yang. C’est pourquoi les chaudrons de Yu sont neuf et- pourquoi le cinabre alchimique ne devient potable qu’à la neuvième transmutation.

 

 

Neuf est aussi la mesure de l’espace chinois : nombre carré du lo-cho, nombre des régions dont les neufs pasteurs apportèrent le métal pour la fonte des neufs chaudrons. Ultérieurement la Chine comptait 18 provinces, soit deux fois neuf ; mais selon Sseuma ts’ien , elle occupait 1/81 du monde. Dans le mythe de Houang-ti, Tch’eyeou n’est pas un, mais 81  (ou 72), ce qui exprime la totalité d’une confrérie. Et ce n’est pas par hasard si le Tao-te king compte 81 chapitres (9×9).

 

Si neuf est chez Dante comme partout ailleurs le nombre du Ciel, il est aussi celui de Béatrice, laquelle est elle-même un symbole de l’Amour. (Marcel Granet, la pensée chinoise, Paris, 1934 – René Guénon, l’ésotérisme de Dante, Paris, 1925).

 

Selon l’ésotérisme islamique, descendre neuf marches sans chute signifie avoir dompté les neuf sens. C’est également le nombre qui, correspondant aux neuf ouvertures de l’homme, symbolise pour lui les voies de communication avec le monde.

 

Chez les Aztèques, le roi Tecoco, Nezahualcoyotl, construisit un temple de neuf étages, comme les neuf cieux, ou les neuf étapes que devait parcourir l’âme pour gagner le repos éternel. Il était dédié au Dieu inconnu et créateur de toutes choses, celui du voisinage immédiat, celui par qui nous vivons. (Mythologies des Montagnes, des Forêts et des Iles, (p.187) sous la direction de P. Grimal, Paris, 1963).

Dans la mythologie mezo-américaine, le chiffre neuf symbolise les neuf cieux, sur lesquels gravite le soleil. D’autre part, neuf est également le chiffre sacré de la déesse lune : dans la glyptique maya, Bolon Tiku, Déesse Neuf, est la déesse de la pleine lune. (Raphaël Girard, Le Popol-Vuh, Histoire culturelle des Maya-Quiché, (p.309) Paris, 1954).

Neuf, pour les aztèques, est spécifiquement le chiffre symbolique des choses terrestres et nocturnes ; l’enfer est fait de neuf plaines et le panthéon aztèque compte neuf divinités nocturnes, gouvernées par le dieu des enfers, qui se situe, dans leur liste, au cinquième rang, donc au milieu des huit autres.. Dans la plupart des cosmogonies indiennes, il existe également neuf mondes souterrains. Chez les Mayas, le nombre neuf, considéré au contraire comme faste, est particulièrement important en magie et en médecine (Eric S. Thompson J., Maya Hieroglyphic writing, University of Oklahoma, nouvelle édition, 1960).

La divinité du 9° jour est le serpent, qui commande aussi le treizième jour. Mais dans la croyance populaire aztèque, neuf, étant lié aux divinités de la nuit, de l’enfer et de la mort, est un nombre redouté.

 

Le nombre neuf joue un rôle éminent, tant dans la mythologie que dans les rites chamaniques des peuples turco-mongols. A la division du ciel en neuf couches s’associe souvent la croyance aux neuf fils ou serviteurs de Dieu qui, selon Gonzarov correspondraient à neuf étoiles adorées par les Mongols, les Tchouvaches de la Volga, qui classent leurs dieux par groupes de neuf, observant des rites sacrificiels, comprenant souvent neuf sacrificateurs, neuf victimes, neuf coupes, etc. Les Tchérémisses païens offrent au Dieu du Ciel neuf pains et neuf coupes d’hydromel. Les Yakoutes placent également neuf coupes sur leurs autels de sacrifice ; à titre de comparaisons mentionnons que, selon Masmoudi, les Sabéens Syriens organisèrent leur clergé d’après les neuf cercles célestes (Uno Harva, Les représentations religieuses des peuples altaïques, traduit de l’allemand par Jean-Louis Perret, (p.117-118) Paris, 1959).

 

Selon René Allendy  (Dr.René Allendy, Le Symbolisme des Nombres, (p.256, s.) Paris, 1948) le nombre neuf apparaît comme le nombre complet de l’analyse totale. Il est le symbole de la multiplicité faisant retour à l’unité et, par extension, celui de la solidarité cosmique et de la rédemption.

Tout nombre, quel qu’il soit, dit Avicenne, n’est autre que le nombre neuf ou son multiple, plus un excédent, car les signes des nombres n’ont que neuf caractères et valeurs avec le zéro.

Les Egyptiens nommaient le nombre neuf la Montagne du Soleil : la grande neuvaine était faite de l’évolution dans les trois mondes, divin, naturel et intellectuel, de l’archétype trinitaire Osiris-Isis-Horus, représentant l’Essence, la Substance et la Vie.

Pour les platoniciens d’Alexandrie, la Trinité divine primordiale se subdivisait également par trois, formant les neuf principes. C’est volontairement, ajoute Allendy, que l’architecture chrétienne a cherché à exprimer le nombre neuf : ainsi le sanctuaire de Paray-le-Monial est-il éclairé par neuf fenêtres.

 

On retrouve neuf principes universels dans les enseignements de la plus ancienne secte philosophique de l’Inde, les Vaïses-hica.

L’initiation orphique aurait de même admis trois ternaires de principes, le premier comprenait la Nuit, le Ciel, le Temps ; le second, l’Ether, la Lumière, les Astres ; le troisième, le Soleil, la Lune, la Nature ; ces principes constituaient les neuf aspects symboliques de l’Univers. Le nombre neuf, dit Parménide, concerne les choses absolues.

Les neuf  muses représentent, par les sciences et les arts, la somme des connaissances humaines.

Liturgiquement, la neuvaine représente l’achèvement, le temps complet. Elle existait dans le culte mazdéen, on le retrouve dans le Zend-Advesta, où de nombreux rites purificatoires sont formés d’une triple répétition ternaire : ainsi les vêtements d’un mort doivent être lavés neuf fois dont trois fois avec de l’urine, trois fois avec de la terre et trois fois avec de l’eau. Cette triple répétition ternaire se retrouve dans de nombreux rites de magie et de sorcellerie.

 

Trois étant le nombre novateur, son carré représente l’universalité. Il est significatif que tant de contes, de toute origine, expriment l’infini, le surnombre, par la répétition du neuf, tels les 999.999 Fravashis des anciens Iraniens : ils gardaient la semence de Zoroastre, dont devaient naître tous les prophètes.

L’Ouroboros, le serpent qui se mord la queue, image du retour du multiple à l’Un, et donc de l’Unicité primordiale et finale, est graphiquement apparenté à la reproduction du nombre neuf

Dans de multiples alphabets : tibétain, persan, hiératique, arménien, égyptien, etc.

Mystiquement cette acception du neuf l’apparente au Hak des Soufis, suprême étape de la Voie, béatitude conduisant au fana : l’annihilation de l’individu dans la totalité retrouvée ; ou, comme dit Allendy, la perte de la personnalité dans l’amour universel.

La tradition indienne précise cette acception rédemptrice du symbole Neuf, avec les neuf incarnations successives de Vishnu, qui, chaque fois, se sacrifie au salut des hommes. De même, selon les Evangiles, Jésus crucifié à la troisième heure, commence son agonie à la sixième heure (crépuscule) et expire à la neuvième.

Loui-Claude de Saint-Martin voyait dans le neuf, l’anéantissement de tout corps et de la vertu de tout corps

Les Francs-Maçons, conclue Allendy, en ont fait le nombre éternel de l’immortalité humaine et neuf maître retrouvèrent le corps et le tombeau d’Hiram. Suivant la symbolique maçonnique le nombre 9 représente aussi, dans son graphisme, une germination vers le bas, donc matérielle ; tandis que le chiffre 6 représente au contraire une germination vers le haut, donc spirituelle. Ces deux nombres sont le début d’une spirale. Dans l’ordre humain, le nombre neuf est  (en effet) celui des mots nécessaires à l’achèvement du fœtus, qui est néanmoins complètement formé dès le septième mois. (On peut observer aussi que le nombre 6 est celui de l’achèvement de la création, qui culmine le sixième jour avec l’apparition de l’homme). (Jules Boucher, La symbolique maçonnique, 2ème édition, (p.227), Paris 1953).

 

Le nombre neuf intervient fréquemment dans l’image du monde décrite dans la Théogonie d’Hésiode. Neuf jours et neuf nuits sont la mesure du temps qui sépare le ciel de la terre et celle-ci de l’enfer : une enclume d’airain tomberait du ciel durant neuf jours et neufs nuits, avant d’atteindre le dixième jour, à la terre ; et, de même, une enclume d’airain tomberait de la terre durant neuf jours et neuf nuits, avant d’atteindre, le dixième jour, au Tartare (Hésiode, Théogonie, les Travaux et les Jours, le Bouclier, traduit par Paul. Mazon, (v.720-725), Paris, 1928). De même la punition des dieux parjures consiste-t-elle à demeurer neuf années pleines loin de l’Olympe, où siège le conseil et se tient le banquet des divinités (ibid.60-61).

 

Neuf, étant le dernier de la série des chiffres, annonce à la fois une fin et un recommencement, c’est-à-dire une transposition sur un nouveau plan. On retrouverait ici l’idée de nouvelle naissance et de germination, en même temps que celle de mort ; idées dont a été signalée l’existence dans plusieurs cultures à propos des valeurs symboliques se ce nombre. Dernier des nombres de l’univers manifesté. Il ouvre la phase des transmutations. Il exprime la fin d’un cycle, l’achèvement d’une course, la fermeture de la boucle.

 

C’est en ce sens que l’on peut interpréter le titre et la répartition de l’œuvre de Plotin, tels qu’ils furent transmis par ses disciples, et notamment par Porphyre, sous une influence pythagoricienne : Ennéades (ensemble de neuf). C’est un ensemble de 54 petits traités, assez arbitrairement découpés, mais correspondant au produit de 6×9 ; deux nombres qui sont chacun multiples de trois et renforcent la symbolique du trois. Porphyre s’en émerveille : j’eus la joie de trouver le produit du nombre parfait six par le nombre neuf. Cette structure numérologique tend à symboliser la vision totale, cosmique, humaine, théologique, depuis l’origine jusqu’à l’eschatologie du monde, que représente l’enseignement du maître. Après l’émanation de l’Un et le retour à l’Un, la boucle de l’univers s’achève. Les Ennéades constituent par leur seul titre, le manifeste global d’une école et d’une vision du monde.

 

 

 

 

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[En plus des Sources multiples citées, il convient de noter /

Dictionnaire des Symboles – Mythes, Rêves, Coutumes, Gestes, Formes, Figures, Couleurs, Nombres. – Par Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, édité chez Robert Laffont / Jupiter dans la collection Bouquins

ISBN : 2.221.50319.8

1982, pour l’édition revue et corrigée.]

 

Nicanor Zabaleta – Concerto pour Harpe de Georg Friedrich Haendel (1er mouvement : Adagio, allegro)-5’41- sur Diaporama de Toiles du peintre Henri Matisse

http://www.dailymotion.com/video/6n94LYeBwyFyN5yOe

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Henri Matisse (1869 - 1954)

Henri Matisse, peintre français né en 1869 est décédé en 1954 à Nice. Il fait d’abord des études de droit et devient clerc d’avoué à Saint-Quentin. 

En 1890, sa vocation pour l’art s’ éveille à la lecture du Traité de peinture de Goupil. iL vient travailler à Paris à l’académie Julian, puis à l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts, dans l’atelier de Gustave Moreau. Il y a pour condisciples Rouault, Camoin, Marquet, et rencontre Dufy et Friesz, élèves de l’atelier Bonnat 

Suivant les conseils libéraux du maître, Matisse dessine sur nature et fait de nombreuses copies au Louvre. Son art est alors traditionnel (Le Tisserand breton, 1896, musée national D’Art moderne). Il expose à la Société nationale des beaux-arts (la Desserte, 1898). 

Puis sous l’influence de Pissaro, il évolue vers l’impressionnisme, dans ses paysages de Belle-Île, de Corse, de Côte d’Azur, qui toutefois exaltent les tons et affirment les formes. 

Il étudie la figure chez Carrière, s’essaie à la sculpture (1900), et pratique passagèrement le divisionnisme. L’influence de Cézanne  devient manifeste dans quelques figures (Modèles à l’atelier, 1900.) Sa personnalité s’affirme définitivement dans la manière fauve : le jeune Marin à la casquette ; Luxe, calme et volupté (1905). 

Il simplifie la nature, supprimant les passages et les valeurs, traduisant par des nappes de couleurs le ton, la forme de l’objet, l’espace. L’arabesque et le rythme deviennent prédominants  : les Tapis rouges (musée de Grenoble). 

Deux voyages au Maroc (1911-1913) et l’attrait du cubisme l’incitent à de nouvelles simplifications : les Trois soeurs (Collection Walter), la Danse et la Musique (musée de Léningrad), les Marocains (1912), le Peintre et son modèle (1916, musée national d’Art moderne). 

La transposition de la réalité devient plus radicale, les rythmes, saccadés et elliptiques. Les années suivantes, il se détend ; le succès, l’euphorie de l’époque, Nice, où il s’installe et où il rencontre Renoir (1917), l’oriente vers un art de grâce, de souplesse, de modelés légers (jeunes femmes, étoffes, fleurs, en des toiles harmonieuses et directes, qui sont parmi les plus achevées de son oeuvre) ; Fenêtre à Nice (1919) et série des Odalisques.  

Il parcourt l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne, la Russie, avant de partir pour Tahiti. 

En 1928, il est revenu à des recherches de simplification et de force (Figure décorative sur fond ornemental [1928, musée national d'Art moderne]e Buffet [id.]), tout en demeurant attaché à l’exaltation de la joie de vivre. Ces qualités caractérisent la grande décoration de la Danse (fondation Barnes, 1913-1933). Il accentue l’audace de ses accords (la Blouse Roumaine, 1940), en introduisant parfois des noirs purs (Liseuse sur fond noir, 1938), ou en accentuant l’éclat de rouges (Grand intérieur rouge [1948], musée national d’Art moderne). La forme redevient plate, synthétique : Jeune fille en robe blanche (1941). L’aboutissement de cette évolution se trouve dans la décoration de la Chapelle du Rosaire des Dominicains de Vence (1950). 

Matisse a laissé un grand nombre de dessins, à la plume et au trait pur, ainsi que des fusains. Il a illustré notamment les Poésies de Mallarmé (1932), les Amours de Ronsard (1948), les Poèmes de Charles d’Orléans (1950). 

Sont oeuvre gravée est près de cinq cents pièces (eaux-fortes, bois, lithographies). A la fin de sa vie, il a pratiqué la technique du papier collé en des compositions de grand format, le Boxeur nègre (1947), Tristesse du roi (1952), ou de dimensions plus modestes (fleurs et danseuses). 

Il faut mentionner aussi son oeuvre de sculpteur (bronze), où il s’est de même attaché à réaliser ce qu’il appelait  » une synthèse vivante et suggestive ». 

Matisse a écrit des pensées sur la peinture, publiées dans diverses revues (« Notes d’un peintre », dans la Grande Revue, décembre 1908). 

Son influence sur la peinture contemporaine a été considérable. Il est représenté dans de grandes collections d’Europe, d’Amérique et du Japon. 

  

 

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