Archive pour la catégorie 'POESIE'

Je te prends comme tu es, comme tu le respires…

2 décembre, 2011

Je te prends comme tu es, comme tu le respires... dans POESIE jE-TE-PRENDS-COMME-TU-ES-COMME-TU-LES-RESPIRES

*

Je te prends comme tu es,

comme tu le respires,

*

Je suis un  cheminant des dunes et des plages

Où s’échouent tant d’idées mortes aux feux invariables,

De volonté aboulie en désirs avortés

Comme des bois flottant si nourrissante épave

Du temps  du sel et  de l’illusion terrestre

Qu’il se dessèche et meurt sous le « Traditionnel ».

*

Ta révolte intérieure mûrie des coups du sort est splendide

Que vaut-elle en ta pérennité, en ton identité flottante

Si tu ne la fais, hors la raison qui l’anime,            

 Partager à l’enfant qui observe et qui vit.

Si les adolescents  se nourrissent encore d’amertume de la vie

La terre a du souci pour ces jours  à venir !

 *

Je te prends comme tu es, comme tu le respires,

Comme tu le transpires lorsque les doutes t’assaillent.

 Tu trouves ce refuge majestueux de Dieu,

Et quand je vis l’arbre malade de sa fleur de destin

Je vins en fruit d’en haut panser les plaies du cœur

Qui font tant saigner l’âme  sans écoute de l’autre.

*

Je me fais passage inspiré pour chasser les errances,

Je suis le cheminant sur les chemins de dune sur terre,

 Et sur mer je chevauche tout vague à l’âme

Me nourrissant du Ciel pour mieux vivre de toi.

Yann

Echo à Senkez ou Silence en fusion de deux poésies (avec la poétique autorisation de Latifa Sankez)

27 septembre, 2010

 

Silence, par Sankez

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Echo à Senkez ou Silence en fusion de deux poésies

 

 

Danse des mots qui n’a pas encore commencé
Rythme endiablé que nul ne peut cadencer
Sauf peut être l’ondée
Ou un zéphyr qui revient sur ses brisées…

 

Silence… SILENCE …silence Ô silENCE…
Danse des mots qui balbutie en seuil de vie,
Rythme endiablé que nul ne peut bien cadencer,
Sauf dans son « peut-être » : l’ondée du jour qui naît…
Ou ce zéphyr qui revient mûr sur ses brisées.

 

Silence imposé, infligé, implanté
Enraciné dans tous les pores de ma peau
S’immisçant jusqu’aux os…

 

Oh silence, toi, mon mur de silence,
Silence dur, imposé là, comme infligé,
Ouate implantée, posée en ombre en certains sens,
Enraciné dans les pores nus de ma peau vive
Chaires et os tu envahis minant mon être.

 

Silence franchissant le mur transparent de mon âme
Y gravant maladroitement impressions,
Apparitions, mots sculptés à la Sésame :
Sérénité, paix, accalmie…
Quiétude, équanimité, ataraxie..
Assurance, béatitude, et tutti quanti…

 

Silence bu, toi qui tapi, te tais, et vis,
Tu as franchis inconscient le mur de l’âme.
Cette « âme-nid » si souffrante resplendit
Mais tu y graves hésitant et maladroit
Les impressions d’un vivre aussi, apparitions
De mots sculptés à la « sésame », offrant ainsi :
Sérénité, paix, accalmie, la quiétude comme « équanime »,
Assurance ivre béatitude, « tutti quanti »
Allant jusqu’à l’ataraxie si visionnaire.

 

Microcosme optique trompeur
Sous les apparences attrait/beauté/douceur,
Se nichent des abimes ténébreux
Des gouffres dantesques
Des herses absconses susceptibles d’égratigner l’iris
Des sentiers obscurs
Des brillances qui peuvent abolir la rétine…

 

Oh silence, toi, mon mur de silence
Microcosme si trompeur, si pourtant reflet
D’apparence et d’attraits, beauté, douceur,
En toi se nichent des abîmes ténébreux,
Tant de gouffres aux fonds dantesques et si noirs ;
Tant de herses absconses, dures et aveuglantes,
Egratignant l’iris de ses sentiers obscurs.

 

Silence ; râles étouffés qui naissent avec l’aurore
Fantôme dans ma mémoire étouffant mes sanglots
Mes rires, mes prouesses
Les vidant de tout sens, les efface…

 

Silence, ô silence imposé tôt, si tôt !
Miroir aux alouettes d’éclat de jour promis
Donne enfin cet éclat pur à mes rétines mortes !

 

Silence
Envahissant, engloutissant
Dans des gouffres sans fond ;
Silence plaie qui refuse de se cicatriser
S’enfonçant encore et encore et encore…
Plus profondément…

 

Ô Silence…Silences bus, sources d’espoir,
Tant de fois cru, tant de fois déçu, réminiscences…
Comme un râle étouffé qui naît avec l’aurore,
Fantôme en ma mémoire, étouffant mes sanglots
Tu noies mes rires et mes prouesses d’un « antan »
Les vidant de tous sens, creusant les rides du temps.
Ils s’effacent, fondent en regrets éternels.
Silence lourd, envahissant, engloutissant
De tes années de gouffres aux fonds meurtrissant
Tu devins cette plaie, refus de cicatrice,
Et tu t’enfonces encore, encore et encore…
Toujours profondément…Ô si profondément
Que mon présent en saigne les maux que j’écris.

 

 

 

Eso

Yantra (sonnet)

19 août, 2010

Mantra

 

 

YANTRA

 

J’écrirai sur ta peau de ma langue féline
Que les mains sont posées et les corps ont vibré ;

Que la musique d’anges distilla si fine

La caresse du coeur sur nos esprits renés.

 

Que nos pensées ouvraient le silence en sillons

Dans l’intimité bue de chacun de nos êtres ;

J’étais toi « amour-femme « ,  baisers par millions,

Tu étais moi « amour-homme », souffles à naître.

 

Que partir nus à la découverte de l’autre

Est se nourrir, donner la chaleur pour gémir ;

Que recevoir apaisés ou tendus l’épeautre

Est moissonner aujourd’hui les pains d’avenir.

 

Que nos regards viendront reposer, s’emmêler

Dans le lit découvert de nos nuits de silence ;

Que nos yeux dans nos yeux, bues les larmes salées

Nourrirons nos âmes à notre « amour-conscience ».

 

J’écrirai sur ta peau de ma langue féline
Que les mains sont posées et les corps ont vibré ;

Que la musique d’anges distilla si fine

La caresse du coeur sur nos esprits renés.

 

eso

Mon Pays

11 août, 2010

 

Mon pays

 

Tu sais mon amour, mon âme,

Que tu es le pays de l’or de notre amour,

Tu fais toute sa richesse,

Je suis sa pauvreté que tu nourris de ton eau céleste.

Tu es ce pays où il fait si bon se réfugier

Quand le délire de l’homme frappe inconsidérément

Et laisse l’être confus.

Tu es ce pays de montagne, de vallée,

De douceur angevine, où il fait bon se ressourcer

A l’ombre des tous tes regards.

Tu es mon pays, mon port d’attache,

Je suis aussi le capitaine de notre bateau d’amour

Il nous mènera à bon port dans tous nos voyages,

Dans tous nos échanges, dans tous nos partages.

Tu es le pays sublime de notre dimension,

Le  pays où je veux mourir et me fondre

Avec toi pour ne jamais renaître,

D’où nous partirons la main dans la main,

Coeur à coeur, âme dans l’âme,

Corps oubliés
Confiés à la « Terre-Mère »
Qui nous a vu naître si petit
Et mourir si grand de Nous.

 

eso

 

Le silence – 4 « les chemins du silence »

27 septembre, 2009

Les silences du Chan

 

 

 

Le silence – 4

« les chemins du silence »

 

 

Le paysage est silence.

Le temps est silence, les jardins le respirent.

Dépouillée des artifices humains, la clarté simple et austère s’offre à lui.

La quiétude s’exalte quand la tranquillité s’installe.

Dans sa vérité la plus nue, l’appréhension fugitive de la réalité de l’existence se dessine.

Les mots imparfaits s’effacent.

Les concepts s’enfuient à tire d’aile, la préhension des choses remplace son abstraction qui la vide de sa substance.

Plus d’analyse, la synthèse s’estompe.

Survient la relation directe avec la rencontre subtile de la réalité.

Place à l’intuition de l’expérience immédiate.

Adieu l’intellect qui fige et enracine l’illusion du vivre.

 

 

Ainsi dans le silence de soi-même la vie s’offre à toi qui ne la saisit pas.

Fuite des temps, du temps, d’un temps, fuite des émotions filtrés, fuite du mental.

Conscience des Saisons, naissance du Zen, d’un instant « chan », dans la résidence du vide où l’harmonie s’installe en atmosphère de paix, de recueillement, dans l’union des choses et des êtres.

Sérénité… Sérénité…Sérénité…

Au jardin de l’esprit naissent le sable, les cailloux, la mousse…

L’échange se fait des poussières du stress  contre les brumes vibrantes de l’osmose tranquille avec les éléments.

Calmer son esprit devient porte du silence qui s’ouvre menant du chemin du néant par l’escalier de la compassion au sentier de l’équanimité…

Dans ce dépouillement, l’être se vêt du manteau protecteur  du silence.

eso

 

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