Echo à Senkez ou Silence en fusion de deux poésies (avec la poétique autorisation de Latifa Sankez)

 

Silence, par Sankez

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Echo à Senkez ou Silence en fusion de deux poésies

 

 

Danse des mots qui n’a pas encore commencé
Rythme endiablé que nul ne peut cadencer
Sauf peut être l’ondée
Ou un zéphyr qui revient sur ses brisées…

 

Silence… SILENCE …silence Ô silENCE…
Danse des mots qui balbutie en seuil de vie,
Rythme endiablé que nul ne peut bien cadencer,
Sauf dans son « peut-être » : l’ondée du jour qui naît…
Ou ce zéphyr qui revient mûr sur ses brisées.

 

Silence imposé, infligé, implanté
Enraciné dans tous les pores de ma peau
S’immisçant jusqu’aux os…

 

Oh silence, toi, mon mur de silence,
Silence dur, imposé là, comme infligé,
Ouate implantée, posée en ombre en certains sens,
Enraciné dans les pores nus de ma peau vive
Chaires et os tu envahis minant mon être.

 

Silence franchissant le mur transparent de mon âme
Y gravant maladroitement impressions,
Apparitions, mots sculptés à la Sésame :
Sérénité, paix, accalmie…
Quiétude, équanimité, ataraxie..
Assurance, béatitude, et tutti quanti…

 

Silence bu, toi qui tapi, te tais, et vis,
Tu as franchis inconscient le mur de l’âme.
Cette « âme-nid » si souffrante resplendit
Mais tu y graves hésitant et maladroit
Les impressions d’un vivre aussi, apparitions
De mots sculptés à la « sésame », offrant ainsi :
Sérénité, paix, accalmie, la quiétude comme « équanime »,
Assurance ivre béatitude, « tutti quanti »
Allant jusqu’à l’ataraxie si visionnaire.

 

Microcosme optique trompeur
Sous les apparences attrait/beauté/douceur,
Se nichent des abimes ténébreux
Des gouffres dantesques
Des herses absconses susceptibles d’égratigner l’iris
Des sentiers obscurs
Des brillances qui peuvent abolir la rétine…

 

Oh silence, toi, mon mur de silence
Microcosme si trompeur, si pourtant reflet
D’apparence et d’attraits, beauté, douceur,
En toi se nichent des abîmes ténébreux,
Tant de gouffres aux fonds dantesques et si noirs ;
Tant de herses absconses, dures et aveuglantes,
Egratignant l’iris de ses sentiers obscurs.

 

Silence ; râles étouffés qui naissent avec l’aurore
Fantôme dans ma mémoire étouffant mes sanglots
Mes rires, mes prouesses
Les vidant de tout sens, les efface…

 

Silence, ô silence imposé tôt, si tôt !
Miroir aux alouettes d’éclat de jour promis
Donne enfin cet éclat pur à mes rétines mortes !

 

Silence
Envahissant, engloutissant
Dans des gouffres sans fond ;
Silence plaie qui refuse de se cicatriser
S’enfonçant encore et encore et encore…
Plus profondément…

 

Ô Silence…Silences bus, sources d’espoir,
Tant de fois cru, tant de fois déçu, réminiscences…
Comme un râle étouffé qui naît avec l’aurore,
Fantôme en ma mémoire, étouffant mes sanglots
Tu noies mes rires et mes prouesses d’un « antan »
Les vidant de tous sens, creusant les rides du temps.
Ils s’effacent, fondent en regrets éternels.
Silence lourd, envahissant, engloutissant
De tes années de gouffres aux fonds meurtrissant
Tu devins cette plaie, refus de cicatrice,
Et tu t’enfonces encore, encore et encore…
Toujours profondément…Ô si profondément
Que mon présent en saigne les maux que j’écris.

 

 

 

Eso

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